Le coup d’envoi officiel des épreuves du baccalauréat (BAC) session juin 2026 a été donné ce dimanche matin par le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Sadaoui, depuis le lycée Colonel Amirouche de Tizi-Ouzou. Cette nouvelle session du BAC concerne cette année plus de 876 000 candidats répartis à travers l’ensemble du territoire national.
Avant cet examen décisif pour des centaines de milliers de lycéens algériens, une question revenait avec insistance chez les citoyens, les entreprises et les internautes : y aura-t-il une coupure générale d’internet pendant le BAC 2026 ? Le ministre de l’Éducation nationale a apporté une réponse claire en annonçant un important changement dans le dispositif adopté cette année.
Contrairement aux années précédentes, où les coupures d’internet touchaient parfois plusieurs régions et provoquaient des perturbations importantes pour les particuliers et les professionnels, les restrictions seront désormais limitées uniquement à l’intérieur des centres d’examen. Cette nouvelle méthode vise à concilier la lutte contre la fraude et le maintien des services numériques pour le reste de la population.
Selon Mohamed Seghir Sadaoui, cette décision permet de préserver le fonctionnement normal d’internet pour les citoyens, les administrations, les entreprises et les différents services publics tout au long de la période des examens. Le ministre a expliqué que l’objectif reste avant tout de sécuriser les sujets du baccalauréat et d’empêcher toute tentative de fuite ou de triche, sans pénaliser l’activité numérique à l’échelle nationale.
Cette évolution marque un changement important dans la gestion des examens officiels en Algérie. Depuis plusieurs années, les autorités avaient recours à des coupures temporaires de la connexion internet afin de limiter les risques de diffusion des sujets sur les réseaux sociaux ou via les applications de messagerie instantanée. Ces interruptions provoquaient souvent des critiques en raison de leur impact sur les activités économiques, administratives et professionnelles.
Avec ce nouveau système, les restrictions deviennent plus ciblées et localisées uniquement dans les établissements concernés par les épreuves. Une approche qui traduit également l’évolution des moyens technologiques et des dispositifs de surveillance mis en place par les autorités.
Le ministre de l’Éducation nationale a assuré que toutes les mesures nécessaires ont été prises afin de garantir le bon déroulement du BAC 2026 dans les meilleures conditions possibles. Plus de 227 000 personnels ont été mobilisés pour encadrer cette importante opération nationale organisée dans 2 973 centres d’examen répartis à travers le pays.
Les autorités éducatives ont également renforcé les dispositifs de prévention contre la fraude. Plusieurs nouvelles mesures de contrôle et de sécurisation ont été mises en place afin de protéger l’intégrité des sujets et garantir l’égalité des chances entre tous les candidats.
Le baccalauréat demeure l’un des examens les plus importants en Algérie, mobilisant chaque année d’importants moyens humains, logistiques et sécuritaires. Pour de nombreuses familles, cette période représente un moment décisif dans le parcours scolaire des élèves et suscite une forte attention à l’échelle nationale.
L’annonce de la limitation des coupures internet a été largement commentée sur les réseaux sociaux. Beaucoup d’internautes ont salué cette décision qui permet d’éviter les perturbations observées lors des précédentes sessions du BAC. Les entreprises, travailleurs indépendants et professionnels du numérique devraient ainsi pouvoir poursuivre leurs activités normalement pendant toute la durée des examens.
Cette nouvelle stratégie illustre également la volonté des autorités de trouver un équilibre entre la sécurisation des examens officiels et le maintien des services numériques indispensables à la vie quotidienne et à l’économie.
En donnant le coup d’envoi des épreuves depuis Tizi-Ouzou, Mohamed Seghir Sadaoui a enfin adressé un message d’encouragement à l’ensemble des candidats engagés dans cette session du baccalauréat 2026. Le ministre a rappelé l’importance du sérieux, de la discipline et de l’égalité des chances pour assurer la réussite de cet examen national majeur.