À quelques heures du démarrage des épreuves du baccalauréat (BAC), le ministère algérien de l’Éducation nationale a décidé de prendre la parole pour rappeler, avec une clarté qu’on ne peut ignorer, les règles qui encadrent ce scrutin scolaire majeur. Le message est adressé à tous les candidats, et il ne souffre aucune ambiguïté : la publication, le partage ou la diffusion des sujets d’examen sur internet et les réseaux sociaux constituent une infraction grave, passible de sanctions prévues par la loi.
Le contexte qui a motivé cet avertissement est connu. Chaque année, au moment du bac, des fuites de sujets apparaissent en ligne — parfois quelques minutes après le début des épreuves, diffusées par des candidats qui n’hésitent pas à risquer leur avenir pour quelques likes ou quelques minutes de célébrité numériques. Ces fuites créent une inégalité flagrante : certains candidats bénéficient d’une vue anticipée sur les questions, d’autres découvrent les sujets en même temps que tout le monde. Elles minent la crédibilité d’un examen qui, par définition, ne peut fonctionner que s’il repose sur des conditions d’égalité stricte pour tous.
Le ministère a choisi d’être direct. Toute tentative de transmission des questions durant les épreuves — que ce soit en direct via WhatsApp, Telegram, TikTok, Instagram ou n’importe quelle autre plateforme — est une violation grave des règles. Elle expose l’auteur à des poursuites, à des sanctions pouvant aller jusqu’à l’annulation de résultats ou l’exclusion d’examen. Ce n’est pas une menace en l’air. C’est l’énoncé clair des conséquences légales de ce type d’actes.
Au-delà du volet répressif, le ministère a aussi tenu à adresser un message d’encouragement. Un signal important, qui dit que les autorités éducatives ne voient pas les candidats comme des adversaires à surveiller mais comme des jeunes gens engagés dans un parcours scolaire déterminant. Le rappel que « la réussite scolaire repose avant tout sur le travail, la persévérance et l’intégrité » résonne comme une invitation à revenir aux fondamentaux. Pas de raccourci, pas de triche, pas de coup bas. Juste du travail et de la confiance en ses propres capacités.
Cette démarche s’inscrit dans un effort plus large du ministère pour garantir le bon déroulement des épreuves et assurer l’égalité des chances entre tous les candidats à travers les différentes wilayas du pays. Une mission qui, en apparence, paraît simple — faire passer un examen dans le respect des règles. Dans la réalité, elle requiert une vigilance constante, une fermeté de principe, et une capacité à dire non aux tentations qu’offrent les technologies numériques.
Le BAC 2026 sera donc marqué par cette mise en garde préalable. Aux candidats d’en tirer les conclusions.