Diaspora algérienne– Le Canada va mettre en place une nouvelle procédure, qui permettra aux étudiants étrangers, dont les algériens, d’accéder plus facilement au marché de l’emploi. Ce qui devrait inciter plus d’étudiants algériens à poursuivre leurs formations au Canada. C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’immigration, Marco Mendicino, dans un communiqué publié sur le site gouvernemental canada.ca.

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Ainsi, cette nouvelle procédure entrera en vigueur, à la fin de ce mois de janvier. Elle vise notamment à permettre aux étudiants algériens titulaires d’un permis de travail post diplôme (PTPD) au Canada, de demander à compter du 27 janvier un permis de travail ouvert. Cette dérogation accordera à ces mêmes diplômés le droit de rester au Canada, à l’issue de leurs formations.

Concernant le nombre de personnes concernées par ce nouveau permis de travail, le ministère canadien de l’immigration a mentionné que pas moins de « 52 000 diplômés ayant un PTPD expiré ou qui arrive à expiration pourraient bénéficier de cette nouvelle mesure ».

Notons que, ces permis de travail dits « ouverts » seront valides pendant une durée de 18 mois. Ils sont différents des permis de travail classiques, qui étaient accordés auparavant. Ces derniers dits « fermés » lient les travailleurs étrangers à un seul employeur au Canada. De son coté, la nouvelle procédure permet aux ressortissants étrangers, dont les algériens, de travailler pour n’importe quel employeur. Ce qui facilitera grandement la tâche aux étudiants algériens diplômés au Canada, qui pourront désormais rester en sol canadien, après l’obtention de leurs diplômes, afin de dénicher un emploi.

Étudiants algériens au Canada : l’appel du ministre de l’immigration

Marco Mendicino n’a pas caché le fait que le Canada a besoin des étudiants étrangers, dont les algériens. Sachant surtout qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre qui persiste, depuis plusieurs années. « Cette nouvelle politique d’intérêt public permet aux jeunes étudiants étrangers qui ont étudié ici de rester au pays et de trouver du travail, tout en veillant à ce que le Canada réponde aux besoins urgents de notre économie d’aujourd’hui et de demain », lit-on dans le communiqué des services du ministère canadien de l’immigration.

De plus, le premier responsable du service immigration au Canada a tenu à lancer un message, via le même communiqué, à l’adresse des étudiants et diplômés étrangers. « Nous ne voulons pas seulement que vous fassiez vos études ici, nous voulons également que vous demeuriez ici », a notamment écrit Marco Mendicino.

Par ailleurs, il y a lieu de souligner que les services du même haut responsable canadien ont reconnu que les incertitudes et les interruptions occasionnées par la pandémie de la Covid-19 ont compromis les chances de bon nombre de titulaires de permis de travail post diplôme de décrocher des postes d’emploi et donc d’appuyer leurs demandes de résidence permanente. Tous ces paramètres ont pesé dans la décision des autorités canadiennes.

Permis de travail ouverts au Canada : voici les conditions

Il est à signaler que, les étudiants algériens au Canada qui seraient intéressés par cette nouvelle disposition doivent avoir en leur possession, un permis de travail post diplôme arrivé à expiration, en date du 30 janvier, ou bien à une date ultérieure, ou qui va expirer dans un délai de quatre mois, après le dépôt de leurs demandes. Mais aussi, ces mêmes étudiants doivent se trouver, en toute évidence, au Canada au moment du dépôt de la demande et détenir un statut temporaire valide. Si ce dernier document n’est plus valide, l’intéressé doit demander un rétablissement de son statut.

Études au Canada : la procédure à suivre

En premier lieu, il faudrait bien préciser qu’aucun accord bilatéral entre l’Algérie et le Canada n’est en vigueur. Par conséquent, les algériens sont soumis aux mêmes lois appliquées sur les ressortissants étrangers d’autres nationalités, contrairement à la France. Pour ce qui est des conditions pour l’obtention d’un visa, il faudrait d’abord avoir une lettre d’admission d’un établissement d’enseignement supérieur désigné. Afin d’obtenir ce fameux document, l’étudiant doit transmettre son dossier complet à l’un des établissements homologués par le gouvernement canadien.

Notons que, pour la province francophone du Québec, les ressortissants algériens doivent justifier d’un test de connaissance de français pour le Canada, qu’il doivent passer dans une antenne de l’Institut français. Pour s’inscrire à cet examen, ils sont soumis à l’obligation de s’acquitter d’un montant de 6000 Dinars.

Ensuite, l’étudiant algérien doit demander un permis d’études. Cette étape se fait en ligne sur un site gouvernemental canadien. Pour ce faire, l’intéressé doit fournir quelques documents, tels qu’un certificat médical, l’original ainsi que des copies du passeport. Outre cela, il doit également justifier de ressources suffisantes, lui permettant de subvenir à ses besoins pendant toute sa formation. En ce qui concerne les frais de traitement du permis d’études, ceux-ci s’élèvent à 21.150 Dinars, à payer au niveau du prestataire de services VFS Global, qui est chargé de la réception des dossiers de visas.

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