Voyages et immigration – Plusieurs milliers de voyageurs algériens risquent d’être pénalisés par l’Europe, qui commence progressivement à ouvrir ses frontières avec les pays tiers.

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Les algériens peuvent voyager à destination de l’étranger depuis le 1er juin en cours, suite à la réouverture partielle des frontières du pays. Dans ce cadre, plusieurs pays de l’Espace Schengen ont déjà annoncé la reprise progressive de la délivrance des visas pour les algériens. C’est notamment le cas de la France, qui a annoncé une reprise du traitement des demandes des visas de court séjour à partir du 17 juin prochain. Actuellement, seuls les personnes souhaitant voyager pour des motifs professionnels ou familiaux peuvent déposer leurs demandes. La France a par ailleurs mis à jour sa liste de « pays sûrs », dans laquelle l’Algérie est placée dans la catégorie « orange ». Les ressortissants de ces pays qui sont vaccinés avec l’un des quatre vaccins approuvés par l’Agence européenne du médicament peuvent voyager en France sans obligation de justifier d’un motif impérieux, a précisé le consulat français à Alger il y a quelques jours.

L’Espagne a également annoncé qu’elle allait reprendre le traitement des demandes de visas à partir du 17 de ce mois en Algérie. Les personnes concernées sont celles qui souhaitent déposer une demande de renouvellement pour des visas de court séjour délivrés pour des motifs professionnels et touristiques.

Europe : des milliers de voyageurs algériens pénalisés ?

Toutefois, des milliers de voyageurs algériens pourraient se retrouver pénalisés et dans l’impossibilité de voyager en Europe. Selon le site SchengenVisaInfo, les personnes qui ont reçu les vaccins non-homologués par l’Agence européenne du médicament pourraient être interdits de voyager dans la majorité des pays du vieux continent. Ladite agence n’a pour le moment approuvé que quatre vaccins, à savoir Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson. Le vaccin russe Sputnik V, dont l’Algérie a acquis de grandes quantités n’est quant à lui pas homologué, mais est tout de même en phase d’examen par la commission européenne.

Néanmoins, la décision finale d’autoriser ou non les voyageurs qui ont reçu les vaccins russes et chinois revient aux États membres de l’UE, qui pourront se prononcer indépendamment des recommandation de la commission européenne. « Lorsqu’il s’agira de lever les restrictions à la libre circulation, les États membres devront accepter les certificats de vaccination pour les vaccins ayant reçu une autorisation de mise sur le marché de l’UE. Les États membres peuvent décider de l’étendre également aux voyageurs (…) qui ont reçu un autre vaccin », a expliqué ladite commission.

Lire également : Voyages depuis l’Algérie : l’Union Européenne veut instaurer de nouvelles mesures

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