Visas et voyages – Les voyages depuis l’Algérie à destination de l’Europe pourraient être soumis prochainement à de nouvelles mesures. En effet, la commission européenne a proposé, hier lundi, d’instaurer de nouveaux critères pour le classement des pays dits « sûrs ».

L’Union Européenne a en effet établi, depuis quelques mois, une liste de pays dits « sûrs » pour lutter contre la pandémie de Covid-19 qui frappe le monde depuis le début de l’année 2020. Hier lundi, la commission européenne a proposé d’adopter de nouveaux critères de classement pour cette liste, qui comporte des pays ne faisant pas partie de l’Union Européenne. Les voyages depuis l’Algérie à destination de l’Europe pourraient ainsi être soumis à ces nouvelles mesures.

« Lorsqu’il envisage de lever les restrictions sur les voyages non essentiels vers l’UE en provenance d’un pays tiers, le Conseil devrait prendre en compte le taux de notification des cas, le taux de dépistage, le taux de positivité des tests, ainsi que la présence de variantes préoccupantes », a proposé la commission européenne dans un communiqué. Dans les détails, il s’agit notamment de prendre en compte le nombre de cas positifs de Covid-19 enregistrés pour chaque 100.000 habitants dans un pays donné sur une période de 14 jours, afin de juger si ce pays est apte ou non à figurer sur la liste des pays sûrs de l’UE.

Voyages vers l’Europe : des mesures qui pourraient pénaliser les personnes en provenance d’Algérie

Sur les quatre critères proposés par la commission européenne, au moins trois pourraient être pénalisants pour l’Algérie. Il s’agit du taux de dépistage, du taux de positivité des cas ainsi que de la présence de variantes du virus. En effet, si le nombre de cas quotidiens est actuellement inférieur à 300, les autorités sanitaires algériennes ne communiquent pas le nombre de tests qu’elles réalisent quotidiennement, ni le nombre de cas positifs sur le total des tests réalisés. Concernant les nouvelles variantes de la Covid-19, qui sont apparues au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, on ne sait tout simplement pas si elles sont présentes ou non en Algérie.

Sur ce dernier point, le professeur Kamel Bouzid, chef du service Oncologie à l’hôpital Mustapha Bacha d’Alger, a d’ailleurs vivement critiqué les autorités. « On ne fait pas de séquençage de la Covid-19, donc on n’est pas en mesure de dire si on a la variante britannique ou sud-africaine en Algérie à cette heure-ci », a-t-il déclaré, dimanche 24 janvier, dans un entretien à TSA. « Le séquençage se fait en France ou ailleurs. En Algérie, il y a des tas de séquenceurs mais personne ne sait les faire marcher », a ajouté le même spécialiste.

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