L’Algérie connaît officiellement la date de célébration de l’Aïd el-Adha 2026. Dans un communiqué publié dimanche soir, le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a annoncé que le lundi 18 mai 2026 correspondra au premier jour du mois sacré de Dhoul-Hijja 1447 de l’Hégire. Par conséquent, l’Aïd el-Adha sera célébré à travers tout le pays le mercredi 27 mai 2026.
Cette annonce très attendue marque le début de l’une des périodes les plus importantes du calendrier islamique. Dhoul-Hijja occupe une place centrale dans la spiritualité musulmane puisqu’il correspond au mois du grand pèlerinage à La Mecque. Chaque année, des millions de fidèles venus du monde entier se rendent en Arabie saoudite pour accomplir le hadj, cinquième pilier de l’islam.
Dans son communiqué, le ministère des Affaires religieuses a rappelé l’importance des dix premiers jours de Dhoul-Hijja, considérés parmi les jours les plus sacrés de l’année dans la tradition islamique. Les autorités religieuses ont encouragé les citoyens à multiplier les actes d’adoration, les invocations, les prières, les œuvres de charité ainsi que les gestes de solidarité envers les plus démunis.
Le ministère a également insisté sur les mérites du jeûne durant cette période, notamment celui du jour de Arafat, qui aura lieu cette année le mardi 26 mai 2026. Ce jour revêt une importance spirituelle particulière pour les musulmans du monde entier. Pour les pèlerins présents à La Mecque, il représente l’étape centrale du hadj, tandis que pour les autres fidèles, le jeûne de Arafat est considéré comme l’un des actes les plus méritoires de l’année.
Cette officialisation intervient après l’annonce faite plus tôt par la Cour suprême d’Arabie saoudite. Les autorités religieuses saoudiennes ont confirmé l’observation du croissant lunaire marquant le début de Dhoul-Hijja dans plusieurs régions du Royaume. Sur cette base, le lundi 18 mai a été retenu comme premier jour du mois sacré, assurant ainsi une concordance des dates avec de nombreux pays musulmans, dont l’Algérie.
L’Aïd el-Adha, également appelée fête du sacrifice, commémore l’épreuve du prophète Ibrahim et sa soumission à Dieu. Cette célébration religieuse reste profondément ancrée dans les traditions des familles algériennes. Elle débute généralement par la grande prière collective organisée tôt le matin dans les mosquées et les espaces publics, avant le sacrifice rituel du mouton ou d’un autre animal de bétail.
Au-delà de son aspect religieux, l’Aïd el-Adha représente aussi un moment de partage, de solidarité et de rassemblement familial. Les familles profitent de cette occasion pour se retrouver autour de repas traditionnels, rendre visite aux proches et distribuer une partie de la viande aux personnes dans le besoin.
À travers plusieurs wilayas du pays, les préparatifs ont déjà commencé. Les marchés à bestiaux connaissent une forte affluence à quelques jours de la fête, malgré la hausse des prix observée cette année. De nombreux citoyens s’organisent également pour les achats liés aux vêtements, aux produits alimentaires et aux différentes traditions associées à cette célébration.
Cette période reste également marquée par une importante mobilisation des services publics et des collectivités locales afin d’assurer le bon déroulement de la fête, notamment en matière de transport, d’approvisionnement en eau, d’électricité et de collecte des déchets après le rituel du sacrifice.
Comme chaque année, l’annonce officielle de la date de l’Aïd el-Adha suscite une grande attention en Algérie, tant pour son importance religieuse que pour son impact sur la vie quotidienne des familles et l’organisation des activités économiques durant cette période particulière.