L’Algérie participe à l’augmentation du capital de la BAD

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L’Algérie participe à l’augmentation générale du capital appelable de la Banque africaine de développement (BAD). Cette participation a été officiellement autorisée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à travers le décret présidentiel n° 26-341 du 18 octobre 2026, publié au Journal officiel n° 75. Le texte fixe la souscription algérienne à 453 119 actions appelables et précise les modalités prévues pour le versement correspondant.

La décision officialise ainsi l’engagement de l’Algérie dans cette opération financière menée au sein de l’institution panafricaine. Selon le décret, la République algérienne démocratique et populaire est autorisée à souscrire à cette augmentation générale du capital appelable. Le nombre d’actions concernées est expressément mentionné dans le texte, qui encadre également les conditions de règlement de cette participation.

Le décret présidentiel indique que le versement sera effectué sur les fonds du Trésor public. Les modalités de paiement devront respecter les dispositions de la résolution de la Banque africaine de développement n° B/BG/2024/09, adoptée le 29 mai 2024. La publication de ce texte au Journal officiel permet ainsi de formaliser l’autorisation de souscription et d’en préciser le cadre financier.

En revanche, le décret cité ne mentionne pas le montant total correspondant aux 453 119 actions en monnaie nationale ou en devises. Il ne fournit pas non plus, dans les éléments publiés, de calendrier détaillé des versements.

Qu’est-ce que le capital appelable de la Banque africaine de développement ?

Le capital appelable constitue un mécanisme particulier de financement utilisé par les institutions financières multilatérales. Il correspond à une partie du capital souscrit par les actionnaires qui n’est pas nécessairement versée immédiatement, mais qui peut être appelée dans certaines circonstances, selon les règles applicables à l’institution.

Ce mécanisme contribue à renforcer la solidité financière de la Banque africaine de développement. En disposant d’engagements de capital de la part de ses actionnaires, l’institution peut notamment conforter sa capacité à mobiliser des ressources sur les marchés financiers et à maintenir sa capacité de financement.

Le capital appelable se distingue ainsi du capital libéré, qui correspond aux sommes effectivement versées par les actionnaires. Les deux notions jouent un rôle différent dans la structure financière d’une institution multilatérale. Le capital libéré constitue une ressource versée, tandis que le capital appelable représente un engagement susceptible d’être mobilisé selon les conditions prévues.

Dans le cas de la souscription algérienne, le décret présidentiel autorise la participation à l’augmentation générale du capital appelable de la BAD. Le texte prévoit que le versement lié à cette souscription sera effectué sur les fonds du Trésor public, conformément à la résolution de l’institution adoptée en mai 2024.

Les modalités précises de cette opération doivent donc être appréciées à partir des textes de la Banque et du décret présidentiel publié au Journal officiel. Les informations disponibles ne permettent pas, à elles seules, de déterminer le montant qui pourrait être effectivement appelé ni les échéances auxquelles un éventuel paiement serait exigé.

La Banque africaine de développement, un acteur du financement du continent

Créée pour contribuer au développement économique et au progrès social des pays africains, la Banque africaine de développement occupe une place importante dans le financement de projets sur le continent. Elle accompagne des États et d’autres bénéficiaires dans des secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, l’énergie, les transports, l’agriculture, l’eau et l’assainissement.

Son intervention passe notamment par des financements destinés à soutenir des investissements de long terme. Ces projets peuvent contribuer à améliorer les réseaux de transport, à développer les capacités de production énergétique, à renforcer les infrastructures agricoles ou encore à faciliter l’accès aux services essentiels.

La capacité de financement de la BAD repose notamment sur ses ressources propres, les contributions de ses actionnaires et les fonds qu’elle mobilise sur les marchés financiers. La solidité de sa structure de capital constitue donc un élément important de son fonctionnement, puisqu’elle contribue à soutenir ses opérations et à préserver la confiance de ses partenaires financiers.

Les augmentations de capital permettent aux actionnaires de participer à l’évolution des capacités financières de l’institution, selon les modalités adoptées par ses organes compétents. Le capital appelable représente, à ce titre, l’un des instruments utilisés dans la structure financière de la Banque.

Une décision encadrée par un décret présidentiel

En Algérie, l’autorisation de souscription a été formalisée par le décret présidentiel n° 26-341, daté du 18 octobre 2026 et publié au Journal officiel n° 75. Le texte précise que la participation de la République algérienne démocratique et populaire porte sur 453 119 actions appelables.

Le décret prévoit également que le versement sera assuré à partir des fonds du Trésor public, dans les formes définies par la résolution n° B/BG/2024/09 de la Banque africaine de développement, adoptée le 29 mai 2024. Cette référence rattache la souscription algérienne au cadre décidé par l’institution financière.

La publication au Journal officiel rend cette autorisation officielle et permet d’en connaître les principaux paramètres : le nombre d’actions concernées, l’autorité ayant autorisé la souscription et la source des fonds destinés au versement.

Aucun montant global en dinars ou en dollars ne peut toutefois être déduit du seul nombre d’actions mentionné dans le décret. De même, les informations publiées dans ce texte ne suffisent pas à établir qu’un versement immédiat de la totalité d’une somme déterminée est exigé.

La participation algérienne à l’augmentation générale du capital appelable de la Banque africaine de développement s’inscrit ainsi dans le cadre des engagements financiers pris au sein de cette institution multilatérale. Le décret présidentiel du 18 octobre 2026 en officialise les modalités essentielles, tandis que les conditions détaillées de l’opération relèvent également de la résolution adoptée par la BAD en mai 2024.