La coopération économique a occupé une place importante lors des discussions entre l’Algérie et le Mali, lundi 14 septembre à Bamako. À l’occasion d’une séance de travail réunissant le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb et son homologue malien Abdoulaye Maïga, la partie malienne a présenté plusieurs secteurs susceptibles d’intéresser les partenaires algériens.
La rencontre, qui s’est d’abord tenue entre les deux chefs de gouvernement, a ensuite été élargie aux délégations des deux pays. Selon les éléments communiqués par le gouvernement malien, cette session a notamment permis à Bamako de présenter les capacités économiques du pays ainsi que les différentes possibilités offertes aux investisseurs et aux opérateurs étrangers.
L’Agence pour la promotion des investissements du Mali a ainsi présenté un aperçu des opportunités disponibles dans plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour l’économie malienne. Parmi les domaines mis en avant figurent notamment l’or, le lithium, le riz, le coton, les services financiers, l’élevage et les industries agroalimentaires.
Le secteur minier occupe une place particulière dans cette présentation. Le Mali dispose notamment de ressources en or et en lithium, deux matières premières qui font partie des secteurs évoqués au cours des échanges. La présentation malienne a ainsi permis de mettre en avant les possibilités d’investissement dans ces domaines auprès de la délégation algérienne.
L’agriculture constitue un autre axe important. Le riz et le coton ont été cités parmi les filières présentant des possibilités d’exploitation et de développement. À ces activités s’ajoutent l’élevage et les industries agricoles, qui figurent également parmi les secteurs susceptibles de faire l’objet d’une coopération ou de nouveaux investissements.
La partie malienne ne s’est toutefois pas limitée aux opportunités d’investissement. L’Agence de promotion des exportations a, de son côté, présenté plusieurs produits maliens pouvant être destinés aux marchés extérieurs. Parmi les produits mentionnés figurent notamment la mangue, le sésame, la noix de cajou ainsi que différents produits issus de l’agriculture.
Cette présentation intervient dans le cadre d’une volonté affichée par les deux pays de renforcer leurs relations dans différents domaines. La rencontre de Bamako a permis d’aborder plusieurs dossiers dépassant le seul volet commercial, avec notamment des échanges consacrés aux infrastructures, aux transports, à l’énergie et à l’enseignement supérieur.
Le ministre malien chargé des Transports et des Infrastructures a notamment évoqué la Route transsaharienne, également désignée comme la route de l’Unité africaine. Cet axe routier constitue un élément important dans les échanges entre les pays de la région et dans les perspectives de développement des liaisons terrestres entre l’Algérie et le Mali.
La compagnie nationale Air Algérie a également été évoquée au cours de la séance de travail. Son rôle dans la connectivité entre les deux pays a ainsi figuré parmi les questions abordées par les responsables maliens et algériens.
Le volet énergétique a également fait partie des discussions. Le ministre malien de l’Énergie a présenté la situation de son pays dans ce domaine et notamment le déficit énergétique auquel le Mali est confronté. Cette question constitue un autre axe potentiel de coopération entre les deux pays, compte tenu des besoins exprimés par la partie malienne.
Les échanges ont par ailleurs porté sur le secteur de l’enseignement supérieur. Le responsable malien chargé de ce domaine a rappelé l’ancienneté et le caractère positif de la coopération existant entre le Mali et l’Algérie dans le domaine universitaire.
Il a notamment mis en avant les avantages accordés aux étudiants maliens bénéficiant de bourses d’études en Algérie. La présence d’étudiants maliens dans les établissements universitaires algériens constitue en effet l’un des aspects de la coopération entre les deux pays, qui ne se limite pas aux questions économiques.
Le ministre malien de l’Enseignement supérieur a également exprimé le souhait d’élargir cette coopération à la recherche scientifique. L’objectif serait ainsi de renforcer les échanges universitaires au-delà de la seule question des formations et des bourses, en développant davantage les collaborations dans le domaine scientifique.
Ces différents volets témoignent de l’étendue des sujets abordés lors de la rencontre de Bamako. Si les opportunités d’investissement et les échanges commerciaux ont occupé une place importante, les discussions ont également concerné les infrastructures, les transports, l’énergie et la coopération universitaire.
Du côté algérien, le Premier ministre Sifi Ghrieb s’est félicité de la tenue de cette séance de travail et des échanges avec la délégation malienne. Il a notamment proposé la mise en place d’équipes de travail spécialisées dans les différents domaines identifiés au cours de la rencontre.
La création de ces groupes spécialisés doit permettre, selon cette proposition, de poursuivre les discussions de manière plus ciblée et d’examiner les différents axes de coopération évoqués par les deux parties. Elle pourrait également faciliter le suivi des dossiers abordés lors de cette séance de travail.
La présentation des opportunités maliennes donne ainsi un aperçu des secteurs sur lesquels Bamako souhaite attirer davantage de partenaires. Les ressources minières, l’agriculture, l’élevage, l’agroalimentaire et les services financiers figurent parmi les domaines mis en avant auprès de la délégation algérienne.
Sur le plan commercial, la présentation des produits exportables maliens ouvre également la discussion sur les possibilités de développement des échanges de marchandises. La mangue, le sésame, la noix de cajou et d’autres produits agricoles ont notamment été identifiés comme faisant partie de l’offre exportable du pays.
Les infrastructures représentent parallèlement un enjeu important dans cette perspective. La Route transsaharienne peut jouer un rôle dans la circulation des biens et des personnes entre l’Algérie et le Mali, tandis que les liaisons aériennes constituent un autre élément de la connectivité entre les deux pays.
L’énergie apparaît également comme un secteur nécessitant une attention particulière. La présentation de la situation énergétique malienne a permis de mettre en évidence les besoins du pays dans ce domaine et de faire émerger cette question parmi les sujets de coopération discutés lors de la réunion.
À travers cette séance de travail, Alger et Bamako ont donc abordé plusieurs pistes susceptibles de renforcer leurs relations économiques et sectorielles. Les propositions présentées par la partie malienne doivent désormais être examinées dans le cadre des mécanismes de coopération envisagés par les deux gouvernements.
La proposition algérienne de constituer des équipes de travail spécialisées devrait justement permettre de donner une suite aux différents dossiers évoqués. Ces équipes pourraient travailler séparément sur les questions liées à l’investissement, au commerce, aux infrastructures, à l’énergie ou encore à l’enseignement supérieur.
La rencontre de Bamako s’inscrit ainsi dans une démarche visant à approfondir la coopération entre l’Algérie et le Mali sur plusieurs fronts. Elle a notamment permis à la partie malienne de présenter ses ressources, ses besoins et ses produits exportables, tout en rappelant les domaines dans lesquels les deux pays disposent déjà d’une expérience de coopération.
Les discussions ont finalement mis en évidence une série de secteurs allant des ressources naturelles à l’agriculture, en passant par les infrastructures, les transports, l’énergie et l’enseignement supérieur. La mise en place de groupes de travail spécialisés proposée par le Premier ministre algérien doit désormais permettre de poursuivre ces échanges et d’examiner plus concrètement les différentes pistes présentées lors de la réunion.