Voyages et immigration – Le Professeur Mohamed Belhocine s’est exprimé, hier 26 juin au sujet d’une possible levée du confinement pour les voyageurs algériens en provenance de l’étranger.

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L’Algérie a ouvert partiellement ses frontières depuis le début du mois de juin en cours. Dans ce sens, le gouvernement a mis en place des mesures strictes pour l’ensemble des voyageurs en provenance de l’étranger. Ceux-ci doivent ainsi fournir un test PCR négatif réalisé moins de 36 heures avant leur départ, et se soumettre à une période d’isolement de cinq jours une fois arrivés en Algérie. Les frais de cette opération, dont le montant a été fixé à 33.000 dinars par personne sont à la charge exclusive des voyageurs, avec toutefois une exception pour les étudiants et les personnes âgées à faible revenu.

Toutefois, plusieurs spécialistes ont déjà appelé à la suppression de cette mesure. Le Dr Mohamed Bekkat Berkani, membre du comité scientifique de suivi de la pandémie de Coronavirus, a notamment cité l’exemple des délégations sportives qui ne sont pas soumises à cette période de confinement, et suggéré sa levée pour les personnes en provenance des pays où le risque sanitaire est faible. Le Dr Lyes Akhamouk, autre membre dudit comité, a également affirmé il y a quelques jours que cette instance avait donné son feu vert pour la révision des conditions d’entrée en Algérie, et notamment la réadaptation de l’obligation d’isolement suivant les paramètres de la vaccination des voyageurs et de leur pays de provenance.

Levée du confinement des voyageurs algériens : l’avis du Pr Belhocine

Le Pr Mohamed Belhocine, qui s’est également exprimé sur la possible levée  de l’obligation de confinement des voyageurs algériens, s’est quant à lui montré prudent à ce sujet. Dans un entretien accordé hier samedi à TSA, le même spécialiste a ainsi mis en avant le risque sanitaire qui est toujours présent dans plusieurs pays du monde.

« Le dispositif mis en place est destiné à filtrer pour essayer d’éviter au maximum l’introduction pas de nouveaux cas mais d’un éventuel nouveau variant. C’est cela le souci. », a-t-il expliqué. Selon le même spécialiste « L’Algérie a adopté une méthode qui n’est ni maximaliste, ni minimaliste, qui est un peu utilisée partout. ». Pour lui, l’assouplissement ou le durcissement du dispositif sanitaire auront chacun leurs avantages et leurs inconvénients. « C’est une question de quel risque on accepte de prendre à l’arrivée aux frontières. » a-t-il expliqué. « Si vous le rendez plus strict (le protocole sanitaire, ndlr), vous avez moins de risques encore de laisser passer un variant nouveau et de vous retrouver dans une situation d’aggravation de l’épidémie. », a-t-il analysé, en ajoutant que « Vous pouvez l’alléger et vous consentez à un risque un peu plus grand de voir introduire un variant qui va échapper au radar des contrôles aux frontières. ».

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