Voyages et immigration – Le Professeur Rachid Belhadj, président du syndicat national des professeurs et chercheurs universitaires, s’est exprimé ce vendredi au sujet du maintien de la fermeture des frontières terrestres de l’Algérie.

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Alors que les autorités ont annoncé la réouverture partielle de l’espace aérien de l’Algérie, elles ont décidé de garder les frontières terrestres fermées « sauf en cas de nécessité », a annoncé la présidence de la République mardi dernier dans un communiqué. Dans ce sens, les voyageurs qui souhaitent se rendre en Algérie ne pourront le faire que par voie aérienne à partir du 1er juin prochain. Il y aura, dans un premier temps, cinq vols par jour à destination des aéroports d’Alger, d’Oran et de Constantine, avait précisé la présidence de la République dimanche dernier.

Dans ce sens, la compagnie aérienne nationale, Air Algérie devrait publier son programme incessamment, a annoncé son porte-parole, Amine Andaloussi mardi dernier. « Toute décision prise dans ce sens, sera communiquée au temps opportun », avait indiqué M. Andaloussi, qui a précisé que le programme de la compagnie nationale « sera communiqué via les canaux habituels ».

Fermeture des frontières terrestres en Algérie : un spécialiste explique

De son côté, le président du syndicat national des professeurs et chercheurs universitaires, le Pr Rachid Belhadj s’est exprimé ce vendredi au sujet du maintien de la fermeture des frontières terrestres de l’Algérie. Dans un entretien accordé à Rédio Sétif, le même spécialiste a ainsi affirmé que cette décision était motivée par la volonté de contrôler de manière plus strict le flux des personnes entrant en Algérie, d’autant plus qu’avec la forte propagation des variants du Coronavirus, l’entrée d’un nombre important de personnes pourrait compliquer la situation sanitaire dans le pays.

« Il est tout à fait naturel que l’ouverture se passe de manière graduelle », a expliqué le même spécialiste, qui ajoute que la décision des autorités algériennes a été motivée par des données précises fournies par les ministères de l’Intérieur et de la santé. Le même interlocuteur a par ailleurs appelé les personnes qui souhaitent voyager au respect strict du protocole sanitaire qui sera mis en place au niveau des aéroports. « Si les choses se passent bien et qu’on n’enregistre pas de hausse du nombre de contaminations, on pourra songer à ouvrir d’autres aéroports et pourquoi pas les frontières terrestres », a-t-il conclu.

Reprise des vols en Algérie : qui sera autorisé à voyager ?

Rappelons, par ailleurs, que le gouvernement n’a pas encore publié tous les détails concernant l’opération de reprise des vols vers l’Algérie, et notamment les personnes qui seront autorisées à voyager à partir du 1er juin prochain. Toutefois, le Pr Riyad Mahyaoui a déclaré, au début de cette semaine, que cette décision devrait concerner en priorité les citoyens qui doivent voyager pour des motifs spéciaux. Selon le même spécialiste, il s’agit ainsi « des personnes qui doivent être rapatriées, de celles qui ont besoin de voyager pour un problème de santé ou pour un problème inhérent à un poste de travail ». « Si les choses se passent bien et que la situation épidémiologique continue de s’améliorer, je pense qu’il y aura une évolution », avait précisé le membre du comité scientifique de suivi de la pandémie de Coronavirus.

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