Voyages et immigration – L’ouverture des frontières de l’Algérie, qui est l’une des revendications phares de la diaspora ne sera pas possible dans un avenir proche, et ce pour plusieurs raisons.

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La réouverture partielle des frontières algériennes, entamée le 1er juin dernier s’est accélérée depuis le mois d’octobre dernier. Ainsi, les autorités ont ouvert des lignes aériennes avec pas moins de quatre nouveaux pays, à savoir le Royaume Uni, le Canada, les Émirats Arabes Unis et le Qatar.

Avec ces mesures, le nombre de vols hebdomadaires au départ et à destination du territoire national est passé à un total de 102, dont la moitié est assurée par la compagnie nationale Air Algérie.

Ce nombre de vols reste néanmoins insuffisant face à la forte demande de la diaspora algérienne. Ceci a d’ailleurs engendré une hausse importante des prix des billets. Au départ de la France, qui est le pays le plus desservi, les tarifs atteignent ainsi une moyenne de 500 euros par mois pour un aller simple sur la ligne Paris-Alger.

Dans ce contexte, les appels à une réouverture totale des frontières se sont multipliés ces dernières semaines. Des personnalités politiques ainsi que de simples citoyens ont ainsi appelé le gouvernement à prendre cette mesure plusieurs fois. Le sénateur du FLN, Abdelouahab Benzaïm a notamment estimé qu’une telle décision serait de nature à impacter positivement les prix des billets d’avion, qui sont actuellement hors de portée de la plupart des voyageurs.

Pourquoi l’ouverture des frontières en Algérie n’est pas possible ?

Néanmoins, une ouverture totale des frontières de l’Algérie n’est pas possible à l’heure actuelle, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la situation sanitaire dans le pays, restée stable pendant plusieurs semaines, commence de nouveau à se dégrader. Ce samedi, le bilan des contaminations a enregistré une hausse pour le 3e jour consécutif avec 144 nouveaux cas positifs et 3 nouveaux décès, selon le bilan du ministère de la santé.

Cette situation fait craindre une nouvelle vague de la maladie, et plusieurs spécialistes ont déjà tiré la sonnette d’alarme. Le Dr Djamel Fourar, porte-parole du comité scientifique de suivi de la pandémie au niveau national, a d’ailleurs estimé que l’Algérie restait exposée à une nouvelle vague du virus en raison du faible taux de vaccination de sa population.

Outre la situation sanitaire en Algérie, la propagation du virus à l’étranger ne favorise également pas une ouverture totale des frontières dans l’immédiat. En France notamment, qui est la première destination étrangère des algériens, le nombre de cas quotidiens a déjà dépasser la moyenne de 20.000 il y a quelques jours. Ce pays d’Europe est d’ailleurs officiellement au coeur d’une nouvelle vague de la maladie.

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