Voyages et immigration – Les mauvaises nouvelles s’enchaînent concernant la reprise des vols vers l’Algérie, à un moment où la diaspora algérienne continue d’exprimer sa colère face au maintien de la fermeture des frontières.

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La diaspora algérienne a en effet multiplié les appels pour la réouverture des frontières depuis le début de ce mois de ramadan. Cette mesure est, pour rappel, en vigueur depuis maintenant plus d’une année. En plus de la fermeture des frontières, le gouvernement a également décidé de suspendre les vols de rapatriement d’Air Algérie depuis le 1er mars dernier. Selon la compagnie nationale, qui s’est exprimée il y a quelques jours par le biais d’un communiqué rendu public par le consulat général d’Algérie à Istanbul, cette mesure devrait durer au moins jusqu’au 30 avril en cours.

Dans ce contexte, les algériens bloqués à l’étranger ont lancé plusieurs appels à l’adresse des autorités du pays afin de trouver une solution qui leur permette de regagner le territoire national. Des internautes ont notamment lancé une pétition dans laquelle ils ont appelé le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, à « ouvrir les frontières sous conditions (…) comme tous les autres pays ». La Coordination des associations de la société civile de l’immigration algérienne et des cadres algériens à l’étranger et en Algérie a, de son côté, adressé un message de même nature au président algérien. « Nous vous implorons (…), Monsieur le président, d’autoriser vos concitoyens de l’étranger à renter dans leur pays. Vos équipes seront certainement aptes à éditer des règles sanitaires (tests, isolement…) qui permettront ces voyages en toute sécurité et qui seront acceptées de bon cœur par tous », peut-on lire dans le document en question.

Reprise des vols vers l’Algérie : les mauvaises nouvelles s’enchaînent

Mais en dépit de ces appels, les mauvaises nouvelles continuent à s’enchaîner au sujet de la reprise des vols vers l’Algérie. Ce vendredi, c’est le Dr Mohamed Yousfi, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de Boufarik, dans la wilaya de Blida, qui a balayé de nouveau les espoirs d’une réouverture prochaine des frontières. S’exprimant sur les ondes de Radio Sétif, le même spécialiste a ainsi mis en avant le taux de vaccination actuel en Algérie, qui n’a pas atteint un seuil permettant la levée des restrictions sur les voyages. « Nous sommes loin de l’immunité collective. Nous avons besoin d’acquérir entre 30 et 40 millions de doses de vaccins car les quantités reçues sont très faibles », a-t-il dit.

Cette annonce fait suite à celle faite hier jeudi par l’Institut Pasteur d’Algérie, qui a fait état de la découverte de nouveaux cas infectés aux variants du Coronavirus. Le même Institut a ainsi annoncé, dans son dernier bilan, l’enregistrement d’un total de 166 nouveaux cas des variants britannique et nigérian, dont 65 cas pour la souche britannique de la maladie et 101 cas pour la souche nigériane. « Le nombre total de cas confirmés de variants à ce jour, s’élève ainsi à 143 cas pour le britannique et 230 cas pour le nigérian », précise la même source. Une annonce qui va, sans nul doute, jouer en défaveur de la reprise des vols vers l’Algérie, même si le gouvernement a annoncé, hier après-midi, un nouvel allègement des dispositions de confinement partiel à domicile.

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