Voyages et immigration – Voilà maintenant plus d’une année que les algériens de la diaspora réclament l’ouverture totale des frontières du pays. Cette perspective semble néanmoins s’éloigner, et pour cause, une autre mauvaise nouvelle vient de tomber concernant cette question.

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Les autorités algériennes ont commencé à rouvrir progressivement les frontières du pays depuis le 1er juin dernier. Néanmoins, le nombre actuel de vols, fixé à 102 par semaine reste largement insuffisant. La France, qui est la première destination étrangère des algériens, ne bénéficie que de 48 liaisons par semaine. Ce nombre reste bien inférieur à la soixantaine de vols quotidiens d’avant la crise sanitaire.

Cette situation a provoqué une flambée des prix des billets. Les algériens de France doivent ainsi débourser en moyenne 500 euros pour un aller simple vers le territoire national. Ce tarif peut atteindre et même dépasser les 1000 euros à mesure que les places disponibles sont prises.

Dans ce contexte, les membres de la diaspora algérienne réclament depuis plusieurs mois l’ouverture totale des frontières nationales. Des personnalités politiques ont également joint leurs voix à celles des algériens de l’étranger. C’est notamment le cas du sénateur Abdelouahab Benzaïm, qui a lancé un énième appel dans ce sens il y a quelques jours. « Le Président a donné ses directives pour prendre soin des membres de la communauté algérienne à l’étranger, je pense qu’il est maintenant du devoir du gouvernement d’ouvrir les frontières terrestres, aériennes et maritimes pour faciliter les déplacements et réduire la pression sur Air Algérie », avait-il écrit sur sa page Facebook.

Ouverture des frontières : encore une mauvaise nouvelle pour les algériens

Néanmoins, la perspective d’une ouverture totale des frontière nationale dans l’immédiat semble s’éloigner pour les algériens de l’étranger. Une autre mauvaise nouvelle concernant ce sujet vient d’ailleurs de tomber.

Les contaminations à la covid-19 en Algérie, restées stables pendant quelques semaines, repartent en effet à la hausse avec un passage au dessus de la barre des 100 cas quotidiens. Le Dr Fawzi Derrar, directeur de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) a d’ailleurs estimé qu’il s’agissait là des prémices d’une quatrième vague de la maladie. « La courbe de la vague épidémique a commencé à monter, pas de manière rapide, mais au rythme des vagues précédentes », a expliqué le même spécialiste sur le plateau de la chaîne arabophone Echorouk TV ce dimanche.

« La situation épidémiologique actuelle, en Algérie, même si elle a permis un retour à la vie normale, doit nous inciter à rester vigilants en renforçant notamment la campagne de vaccination pour prévenir les cas graves et les décès en cas d’apparition d’une éventuelle 4e vague (de la pandémie) », a insisté pour sa part le Dr Djamel Fourar, porte-parole du comité scientifique de suivi de la pandémie au niveau.

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