Actualité politique – La France pourrait extrader Amir Dz et Hichem Aboud vers l’Algérie. Les autorités algériennes ont en effet émis, au début de cette semaine, des mandats d’arrêt internationaux contre plusieurs personnalités médiatiques qui se trouvent à l’étranger, notamment sur le sol français.

Les autorités algériennes ont en effet émis, au début de cette semaine, des mandats d’arrêt contre plusieurs personnalités médiatiques accusées de terrorisme. Il s’agit notamment de Mohamed Larbi Zitout et Amir Boukhors, dit Amir Dz, qui appartiennent tous les deux au mouvement Rachad, d’obédience islamiste. Outre Larbi Zitout et Amir Dz, les mandats d’arrêt concernent Hicham Aboud, qui se trouve également en France, ainsi qu’une quatrième personne du nom de Mohamed Abdellah.

Selon le parquet du tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger), qui a émis les mandats d’arrêt contre les personnes sus-mentionnées, celles-ci sont poursuivies dans le cadre d’« une grave affaire pénale d’atteinte à l’ordre public, à la sécurité et stabilité de l’Etat ». Selon la même source, l’affaire en question concerne un certain Mansouri Ahmed qui avait « été condamné en 1994 à la peine capitale avant de bénéficier des dispositions de la concorde civile ». Ce dernier aurait  « créé des sociétés qui lui ont permis de bâtir un réseau de financement d’activités subversives à travers le mouvement Rachad » auquel appartiennent Notamment Mohamed Larbi Zitout et Amir Dz.

France : vers l’extradition de Hichem Aboud et Amir Dz en Algérie ?

La France pourrait extrader Amir Dz et Hichem Aboud, qui se trouvent sur son territoire, vers l’Algérie. Le président français Emmanuel Macron, a en effet promulgué, avant-hier lundi, une loi approuvant la convention d’extradition entre les deux pays. Ladite loi stipule, dans son unique article, l’approbation « de la convention d’extradition entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, signée à Alger le 27 janvier 2019 ». En d’autres termes, cette loi permet l’application de la convention d’extradition entre les deux pays, sur laquelle les autorités algériennes pourraient s’appuyer pour réclamer de leurs homologues françaises qu’elles leur remettent les deux personnalités médiatiques sus-citées.

Notons que seuls Hicham Aboud et Amir Dz, qui se trouvent en France, peuvent potentiellement faire l’objet d’une extradition. Mohamed Larbi Zitout, qui se trouve pour sa part au Royaume-Uni, n’est pas concerné par cette mesure.

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