Voyages et immigration – Le Pr Kamel Senhadji, président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, s’est dit en faveur de la réouverture des frontières de l’Algérie. Le même spécialiste, qui s’est exprimé dans un entretien paru ce mardi sur TSA, est toutefois resté prudent sur le sujet.

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L’Algérie a en effet fermé ses frontières depuis bientôt une année. Cette mesure, que les autorités ont décidée en mars 2020 alors que les premiers cas de Covid-19 faisaient leur apparition dans le pays, a été maintenue depuis. Le sujet de l’ouverture des frontières un d’une reprise normale du trafic aérien est ainsi revenu à plusieurs reprises au cœur de l’actualité, avec des discours qui ont considérablement évolué au cours de ces derniers mois.

Le lancement de la vaccination anti-Covid, qui a débuté en Algérie le 30 janvier dernier, a également suscité les espoirs quant à un retour à la normale dans les prochains mois. Le Dr Mohamed Bekkat Berkani a notamment été parmi ceux qui ont le plus souvent abordé le sujet depuis le début du mois en cours, alors que les autorités officielles n’ont, de leur côté, avancé aucune date pour la réouverture des frontières en Algérie.

Réouverture des frontières de l’Algérie : le Pr Senhadji se dit favorable

Ce mardi 16 février, c’est le Pr Kamel Senhadji, président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, qui a abordé ce sujet. Dans un entretien accordé à TSA, M. Senhadji s’est ainsi dit favorable à une réouverture des frontières, avec toutefois une mise en place d’un protocole sanitaire strict. «  Il me semble que c’est encore un peu tôt, mais peut-être que, et c’est un avis personnel, si l’allègement qui a été décidé ne se traduit pas par une augmentation des contaminations, pourquoi ne pas aller plus loin en essayant de mettre en place un protocole pour permettre la réouverture des frontières. », a-t-il dit, ajoutant qu’il s’agissait là d’une « décision politique ».

« Il faudrait être prudent et regarder de près les contaminations ailleurs, en Europe en particulier. Je veux parler des nouveaux variants, on a peur que ces souches puissent prendre la place du virus d’origine.», a-t-il également déclaré.

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