Voyages et immigration – Alors que plusieurs pays se préparent à la reprise des vols dans les semaines qui viennent, un nouveau détail pourrait fortement pénaliser les voyageurs algériens sur ce plan.

Plusieurs pays européens ont en effet annoncé une reprise progressive des vols dans les semaines à venir. C’est notamment le cas de la Grèce, qui a annoncé la réouverture de ses frontières pour le 14 mai prochain en prévision de la saison estivale de cette année. Ce pays a ainsi précisé qu’il accueillerait les touristes étrangers vaccinés et non-vaccinés, à condition que cette dernière catégorie fournisse un test PCR négatif et se soumette à une période de quarantaine.

La France fait également partie des pays qui ont annoncé une reprise progressive des voyages à partir du début du mois prochain. Le président français, Emmanuel Macron a en effet annoncé il y a quelques jours que son pays allait ouvrir ses frontières aux ressortissants d’un certain nombre de pays tiers, à l’image des États-Unis. « Nous lèverons progressivement les restrictions début mai, ce qui signifie que nous nous organiserons pour la période estivale avec les professionnels pour accueillir les citoyens français, européens, mais aussi les américains », a-t-il affirmé dans un entretien à la chaîne américaine CBS.

Reprise des vols : un autre point qui risque de pénaliser les algériens

Pendant ce temps, l’Algérie garde toujours ses frontières fermées, alors que plusieurs spécialistes ont mis en garde contre le risque d’une troisième vague de Covid-19 avec la récente recrudescence des cas de contamination dans le pays. Un autre point risque d’ailleurs de pénaliser les algériens lors de la reprise des vols. Il s’agit de la marque du vaccin utilisé lors de leur vaccination. Selon ce qu’affirme l’agence de presse Bloomberg dans un article paru hier 26 avril, la marque du vaccin sera en effet déterminante pour voyager dans le futur. Pour le moment, seul un des vaccins utilisés par l’Algérie est reconnu par l’Union Européenne : il s’agit de l’AstraZeneca, qui a d’ailleurs été au centre d’une récente polémique remettant en doute son efficacité.

En plus d’AstraZeneca, l’agence Européenne des médicaments reconnaît également les vaccins Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson. Par ailleurs, l’Union Européenne ne reconnaît pas les vaccins chinois Sinovac et Sinopharm, dont l’Algérie a également reçu des quantités. Selon Bloomberg, les personnes ayant reçu ces vaccins pourraient ainsi être interdites d’entrée en Europe lors de la reprise des voyages. Le vaccin russe Sputnik V, qui est le plus utilisé par l’Algérie, n’est également pas reconnu par l’agence européenne des médicaments. Les pays membres de l’UE peuvent toutefois approuver ce vaccin à titre individuel, ce qui permettrait aux personnes l’ayant reçu de voyager normalement au sein de ces pays.

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