Voyages et immigration – L’Algérie se trouve dans une mauvaise passe alors que plusieurs pays étrangers se préparent à la reprise des vols réguliers d’ici les mois prochains. 

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Les autorités algériennes maintiennent la fermeture des frontières du pays depuis maintenant plus d’une année. Cette décision a non seulement empêché des centaines de citoyens de rentrer en Algérie, mais a également contraint des centaines d’autres à reporter, voire annuler leurs voyages au départ des aéroports algériens faute de disponibilité de vols. C’est notamment le cas de près de 300 étudiants algériens inscrits dans des universités en Russie, et qui n’ont pas pu rejoindre leurs établissements à cause de la suspension des vols internationaux. Ceux-ci ont d’ailleurs saisi les hautes autorités du pays afin de trouver une solution à leur situation, alors qu’ils risquent de voir leurs inscriptions annulées par les établissements russes.

Le lancement de la campagne de vaccination contre la Covid-19, à la fin du mois de janvier dernier, avait d’abord suscité l’espoir d’une réouverture rapide des frontières et d’une reprise des vols réguliers en Algérie. Toutefois, cette campagne tourne aujourd’hui au ralenti notamment à cause du manque de doses de vaccins. Plusieurs spécialistes ont estimé que l’Algérie ne devrait pas ouvrir ses frontières avant la vaccination d’au moins 50% de sa population. Avec l’avancement actuel de la campagne de vaccination, il devient de plus en plus évident que ce chiffre ne pourra pas être atteint avant les derniers mois de cette année dans le meilleur des cas.

Reprise des vols réguliers : l’Algérie dans une mauvaise passe

L’Algérie se trouve ainsi dans une mauvaise passe quant à la reprise des vols réguliers, alors que plusieurs pays, notamment en Europe se préparent à une levée progressive des restrictions sur les voyages d’ici l’été prochain. L’UE avait déjà annoncé, il y a quelques jours, son intention d’adopter un passeport sanitaire d’ici le mois de juin pour permettre un retour progressif à la normale. L’Association Internationale du Transport aérien (IATA) compte également commencer à déployer son application « Travel Pass » avant la fin de ce mois d’avril, selon ce que rapporte l’agence de presse Reuters.

Avec le retard qu’elle accuse dans sa campagne de vaccination, l’Algérie accusera donc un retard certain par rapport aux autres pays dans la reprise des vols internationaux. En plus de ce retard, l’adoption de passeports sanitaires pourrait empêcher la majorité des algériens de voyager, faute d’avoir été vaccinés. Autre mauvaise nouvelle pour l’Algérie : les pays européens pourraient refuser l’entrée sur leur territoire des personnes vaccinées au Sputnik V russe, qui est le vaccin que les autorités algériennes utilisent le plus actuellement. La Lituanie, membre de l’Union Européenne et de l’espace Schengen, a d’ailleurs été le premier pays à annoncer son refus d’autoriser les étrangers ayant reçu ce vaccin à voyager vers son territoire.

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