Une décision exceptionnelle vient d’être accordée aux établissements relevant du secteur de la santé en Algérie. La Direction générale de la Fonction publique et de la Réforme administrative a donné son accord pour l’exploitation de postes vacants destinés aux agents contractuels au titre de l’exercice budgétaire 2026, avec des contrats à durée indéterminée et à temps plein.
Cette autorisation intervient à la demande du ministère de la Santé, qui souhaite renforcer les effectifs des établissements concernés afin de répondre aux besoins en ressources humaines et d’assurer le bon fonctionnement des structures sanitaires. La mesure a été rapportée jeudi 22 octobre 2026 par le quotidien El Khabar, sur la base d’une correspondance adressée au ministre de la Santé.
Dans ce document portant le numéro 12337 et daté du 21 octobre 2026, les services de la Fonction publique donnent leur accord à titre dérogatoire. Cette décision permet, dans l’attente d’une modification du cadre réglementaire applicable, d’utiliser les postes vacants pour recruter des agents contractuels sous un régime plus stable, caractérisé par un contrat à durée indéterminée et un emploi à temps plein.
La mesure concerne les agents affectés aux activités de gardiennage, d’entretien et de services au sein des structures relevant du ministère de la Santé. Le périmètre réglementaire évoqué comprend notamment l’administration centrale, les services déconcentrés, les établissements publics de santé ainsi que les établissements de formation paramédicale placés sous la tutelle du ministère.
L’objectif affiché est de permettre aux établissements concernés de disposer des effectifs nécessaires à la continuité de leurs activités. En accordant cette dérogation, la Direction générale de la Fonction publique répond à la demande du ministère, qui invoque un besoin urgent de renforcement des ressources humaines.
Cette autorisation reste toutefois exceptionnelle et s’inscrit dans l’attente d’une actualisation des textes encadrant les postes de travail et les contrats des agents concernés. La réglementation en vigueur doit être adaptée afin de tenir compte de l’évolution des besoins en personnel et de la répartition des postes budgétaires au sein des différentes institutions sanitaires.
La correspondance rappelle à cet égard les démarches engagées pour modifier le dispositif réglementaire. Une réunion s’était tenue le 7 mai 2025 au siège de la Direction générale de la Fonction publique afin d’examiner un projet de modification du texte régissant les effectifs, la classification des postes et la durée des contrats des agents exerçant dans les domaines du gardiennage, de l’entretien et des services.
À l’issue de cette rencontre, l’examen du projet avait été reporté dans l’attente de documents complémentaires. La commission avait notamment demandé un état détaillé de l’évolution des effectifs des agents contractuels depuis 2022, répartis par établissement et par type de contrat, à temps plein ou à temps partiel.
Les services concernés devaient également fournir le document relatif à la situation des postes budgétaires pour l’année 2025, visé par les services compétents du contrôle budgétaire, ainsi qu’une version révisée du projet de texte intégrant les observations formulées lors de la réunion.
Malgré le report de l’examen réglementaire, la Fonction publique a estimé nécessaire d’accorder une autorisation exceptionnelle afin de préserver le fonctionnement des services du ministère de la Santé. La correspondance demande parallèlement à ce dernier d’accélérer les démarches nécessaires à la modification du texte réglementaire concerné.
L’actualisation attendue doit notamment permettre de mettre les effectifs des agents contractuels en conformité avec la nomenclature des postes budgétaires pour l’exercice 2026 ou, le cas échéant, pour celui de 2027. Les documents correspondants devront être visés par les services compétents du contrôle budgétaire.
Cette décision constitue ainsi une mesure transitoire destinée à répondre aux besoins immédiats des établissements de santé, sans attendre l’aboutissement de la procédure de révision réglementaire en Algérie. Elle ouvre la possibilité d’exploiter les postes vacants selon les modalités exceptionnellement autorisées, tout en maintenant l’obligation de mettre à jour les données relatives aux effectifs et aux postes budgétaires.