Voyages et immigration – Le Pr Rachid Belhadj, président du syndicat national des professeurs et chercheurs universitaires, s’est exprimé sur la possibilité de supprimer l’obligation de confinement pour les voyageurs algériens.

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L’Algérie a en effet instauré, depuis le 1er juin dernier, un protocole sanitaire strict dans le cadre de la réouverture partielle des frontières du pays. Les voyageurs en provenance de l’étranger doivent ainsi fournir un test PCR négatif réalisé moins de 36 heures avant la date de leur départ. À leur arrivée en Algérie, ils doivent également se soumettre à une période d’isolement de cinq jours dans un hôtel réservé à cet effet. Les frais de cette procédure, dont le montant a été fixé à 33.000 dinars par personne sont à la charge exclusive des voyageurs. Le gouvernement a néanmoins décidé d’en exempter les étudiants et les personnes âgées à faible revenu.

Du côté de la diaspora, cette mesure a été largement critiquée, notamment en raison de son aspect systématique qui ne fait pas de distinction entre les voyageurs vaccinés et non-vaccinés. Outre cet aspect, les algériens de l’étranger ont également exprimé leur colère vis-à-vis de l’obligation de payer les frais du confinement à l’avance, ce qui augmente significativement les coûts du voyage notamment pour les familles nombreuses.

Confinement obligatoire pour les voyageurs algériens : un autre spécialiste s’exprime

Toutefois, plusieurs voix se sont déjà montrées favorables à la levée de cette mesure, ou du moins à son adaptation selon les cas. Le professeur Rachid Belhadj, président du syndicat national des professeurs et chercheurs universitaires, a été le dernier en date à évoquer la possibilité de la suppression de cette obligation de confinement pour les voyageurs algériens. Dans un entretien accordé hier lundi à la chaîne 3 de la Radio nationale, le même spécialiste s’est ainsi montré favorable à une révision des mesures de voyage actuellement en vigueur.

S’il estime « tout à fait normal que l’Etat prenne ses précautions pour protéger la société », le Pr Belhadj pense toutefois que « pour une personne qui a un PCR négatif, vacciné, qui n’a pas de symptôme ou un jeune en bonne santé, la période de confinement de cinq jours peut causer des désagréments ». « Je ne dis pas que c’est une mauvaise décision. Ceux qui l’ont prise ont des données que nous n’avons pas, mais d’un point de vue scientifique, un jeune vacciné en bonne santé et avec un PCR négatif, on peut le laisser partir », a-t-il précisé.

« Laissons le comité scientifique analyser la période du 1er au 30 juin. S’il n’y a pas de cas de contamination parmi les passagers en provenance de l’étranger, je pense qu’il faudrait alléger les mesures », a-t-il également dit. Sur ce dernier point, le Pr Belhadj partage ainsi la position du Dr Mohamed Bekkat Berkani, membre du comité scientifique de suivi de la pandémie au niveau national. Ce dernier, qui s’est exprimé sur la question il y a quelques jours, avait notamment mis en exergue le cas des délégations sportives qui entrent sur le territoire national sur présentation d’un simple test PCR. Le Dr Bekkat Berkani avait notamment suggéré de remplacer la période d’isolement obligatoire par un engagement des voyageurs à se mettre en auto-confinement dans un endroit de leur choix, comme c’est le cas en France actuellement.

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