Capago Algérie entame une nouvelle étape dans son développement avec la nomination de Mélanie Matarese à la tête de sa filiale algérienne. La nouvelle responsable prend les commandes de la structure chargée de gérer les centres de collecte des demandes de visas pour la France en Algérie, quelques mois après l’ouverture du principal centre de dépôt situé à Mohammadia, à Alger.
Cette nomination intervient dans un contexte où la gestion des demandes de visas pour la France reste particulièrement scrutée par les ressortissants algériens. Depuis le lancement de Capago en Algérie, le fonctionnement des centres de dépôt et les conditions d’accueil des demandeurs font régulièrement l’objet de discussions et de critiques sur les réseaux sociaux.
L’arrivée de Mélanie Matarese à la direction de la filiale doit notamment permettre de renforcer l’organisation interne de Capago Algérie et d’améliorer la prise en charge des demandeurs à travers le pays. Elle connaît déjà parfaitement la structure puisqu’elle occupait jusqu’ici le poste de directrice de la communication de Capago Algérie.
Son implication dans le projet remonte d’ailleurs à la création de la filiale. Elle a participé aux différentes étapes ayant précédé l’installation de Capago International en Algérie, ainsi qu’au déploiement du vaste centre de dépôt des demandes de visas ouvert à Mohammadia en avril 2025.
Ce centre avait été présenté comme une étape importante dans la modernisation du dispositif de collecte des demandes de visas pour la France. L’objectif était notamment de centraliser et de mieux organiser l’accueil des demandeurs algériens, alors que la demande de visas français reste particulièrement importante dans le pays.
Avec cette nouvelle nomination, Capago Algérie entend désormais consolider sa gouvernance et poursuivre l’amélioration de ses services. La nouvelle direction devra notamment veiller au bon fonctionnement des centres, à l’organisation des rendez-vous et à la qualité de l’accueil réservé aux personnes qui déposent leurs dossiers.
Mélanie Matarese dispose pour sa part d’une expérience importante dans les domaines de la communication et des médias, mais également d’une connaissance approfondie de l’Algérie. Française installée dans le pays depuis 2006, elle a notamment travaillé comme journaliste au quotidien El Watan.
Son parcours dans la presse algérienne francophone l’a conduite à occuper plusieurs responsabilités éditoriales. En 2009, elle a notamment participé au lancement de l’édition week-end d’El Watan, dont elle a ensuite assuré la rédaction en chef jusqu’en 2016.
Au fil de sa carrière, Mélanie Matarese a également collaboré avec plusieurs médias francophones internationaux, parmi lesquels Le Figaro, La Tribune de Genève et Le Soir de Belgique. Cette expérience dans différents environnements médiatiques lui a permis de développer une solide expertise en matière de communication et de gestion éditoriale.
Elle s’est également fait connaître auprès du public intéressé par l’Algérie à travers son blog « Visa pour l’Algérie », consacré notamment à la découverte du pays et à différents aspects de la vie en Algérie.
Son parcours ne se limite toutefois pas au journalisme et à la communication. Mélanie Matarese s’est également investie dans des projets éditoriaux et entrepreneuriaux. Elle a notamment travaillé avec le journaliste et écrivain Adlène Meddi, avec lequel elle a coécrit l’ouvrage « Jours tranquilles à Alger », publié en 2016 aux éditions Riveneuve.
Les deux journalistes ont également fondé ensemble la société Les Corsaires associés. Mélanie Matarese est par ailleurs l’auteure de l’essai « Comment la France a (encore) perdu l’Algérie », publié aux Presses de la Cité.
Sa nomination à la tête de Capago Algérie marque donc une évolution importante dans son parcours professionnel. Après avoir accompagné le lancement et la communication de la filiale, elle se retrouve désormais directement chargée de sa direction.
Pour les demandeurs algériens de visas pour la France, cette arrivée intervient surtout à un moment où la qualité du parcours de dépôt constitue un enjeu majeur. La procédure de demande de visa implique en effet plusieurs étapes, depuis la prise de rendez-vous jusqu’au dépôt du dossier et à la collecte des données nécessaires à son traitement par les autorités consulaires françaises.
Il convient toutefois de rappeler que Capago intervient en tant que prestataire chargé de la collecte et de la gestion administrative des demandes. La décision d’accorder ou de refuser un visa relève, elle, des autorités consulaires françaises compétentes.
La mission de la nouvelle direction ne consiste donc pas à décider de l’issue des demandes, mais à assurer le bon fonctionnement du dispositif de dépôt et la qualité des services proposés aux usagers.
L’installation de Capago International en Algérie avait constitué un changement important dans l’organisation du dépôt des demandes de visas français. Le prestataire a progressivement développé son dispositif afin de répondre aux besoins des demandeurs dans différentes régions du pays.
Le centre de Mohammadia, à Alger, constitue l’une des principales infrastructures de ce dispositif. Son ouverture en avril 2025 avait notamment été présentée comme une volonté de moderniser les conditions d’accueil et de traitement administratif des demandeurs.
Depuis, les attentes restent fortes chez les Algériens souhaitant se rendre en France, qu’il s’agisse de voyages familiaux, professionnels, touristiques ou de démarches liées aux études. Dans ce contexte, l’amélioration de l’organisation des centres de visas constitue un enjeu important pour Capago.
Avec Mélanie Matarese désormais aux commandes de la filiale algérienne, le groupe mise ainsi sur une responsable qui connaît déjà son fonctionnement, son implantation en Algérie et les enjeux liés à la communication avec les usagers.
Cette nomination pourrait donc ouvrir une nouvelle phase pour Capago Algérie, avec pour principal défi de renforcer la qualité du service et de répondre aux attentes des demandeurs de visas pour la France. La nouvelle direction devra notamment transformer cette connaissance du terrain en améliorations concrètes dans le parcours proposé aux usagers, alors que les demandes de visas français continuent de représenter un sujet particulièrement sensible pour de nombreux Algériens.