« 3 000 dinars valent mieux que 50 euros »

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Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Monder Bouden, a estimé que « 3 000 dinars algériens valent mieux que 50 euros en Europe », mettant en avant les différences du coût de la vie entre l’Algérie et plusieurs pays européens. Cette déclaration a été faite lors d’un rassemblement populaire organisé dans la wilaya d’Aïn Témouchent, où le responsable politique a également abordé les questions de l’immigration clandestine, de la jeunesse et du développement national.

Selon Monder Bouden, l’évaluation du pouvoir d’achat ne peut se limiter à une simple comparaison des montants convertis d’une monnaie à une autre. Il a expliqué que le coût de la vie demeure un facteur essentiel dans l’analyse du niveau de vie réel des citoyens. À ce titre, il a souligné que plusieurs produits de consommation courante restent accessibles en Algérie à des prix relativement bas comparés à ceux pratiqués dans de nombreux pays européens.

Pour illustrer son propos, le secrétaire général du RND a cité plusieurs exemples du quotidien. Il a notamment évoqué le prix du café ou de l’eau, qu’il a estimé à environ 30 dinars, ainsi que celui de la baguette de pain, vendu autour de 10 dinars. Selon lui, ces écarts de prix témoignent d’une différence importante entre les niveaux de dépenses nécessaires pour vivre en Algérie et ceux observés à l’étranger.

Cette déclaration intervient dans un contexte où les questions liées au pouvoir d’achat, à l’emploi et aux perspectives offertes à la jeunesse occupent une place centrale dans le débat public. Face aux difficultés économiques que rencontrent de nombreux pays à travers le monde, les comparaisons entre les conditions de vie en Algérie et à l’étranger alimentent régulièrement les discussions.

Au-delà de la question du coût de la vie, Monder Bouden a également abordé le phénomène de l’immigration clandestine. Il a affirmé que vivre en Algérie demeure, selon lui, une meilleure option que de risquer sa vie dans des traversées illégales vers l’Europe. Il a ainsi lancé un appel aux jeunes pour qu’ils s’éloignent de ce qu’il considère comme une voie dangereuse et incertaine.

Le responsable politique a insisté sur les nombreux risques associés à l’immigration irrégulière, notamment les dangers encourus lors des traversées maritimes et les difficultés auxquelles sont confrontés les migrants une fois arrivés dans les pays de destination. Il a estimé que les jeunes Algériens disposent de capacités et de compétences qui peuvent être mises au service du développement du pays.

Dans ce cadre, Monder Bouden a également évoqué deux défis majeurs auxquels la société est confrontée : la propagation de la drogue et le phénomène de la migration clandestine. Selon lui, ces problématiques nécessitent une mobilisation collective impliquant les institutions, les familles, les associations et les acteurs politiques afin de protéger les nouvelles générations.

Le secrétaire général du RND a par ailleurs appelé à redonner à la famille et au système éducatif leur rôle central dans la construction de la société. Il a souligné que la stabilité familiale et une éducation de qualité constituent les fondements d’un développement durable et d’une cohésion sociale renforcée.

Pour Monder Bouden, la jeunesse représente la principale richesse de l’Algérie. Il a affirmé que les jeunes doivent être placés au cœur des politiques publiques et bénéficier d’opportunités leur permettant de participer activement à la vie économique, sociale et politique du pays. Il a également mis en avant l’importance de l’engagement citoyen et de la participation politique comme moyens de contribuer à la construction de l’avenir national.

Cette intervention s’inscrit dans une série de rencontres organisées par les responsables politiques à travers différentes wilayas du pays afin d’échanger avec les citoyens sur les préoccupations économiques et sociales actuelles. Les questions du pouvoir d’achat, de l’emploi des jeunes et de la préservation de la cohésion sociale figurent parmi les principaux sujets abordés lors de ces rassemblements.

Les propos de Monder Bouden sur la valeur comparative des 3 000 dinars et des 50 euros ne manqueront probablement pas de susciter le débat. Certains y verront une manière de rappeler l’importance du coût de la vie dans l’évaluation du niveau de vie, tandis que d’autres estimeront que la comparaison doit également prendre en compte les niveaux de revenus, les opportunités économiques et les services disponibles dans chaque pays.

Quoi qu’il en soit, le responsable du RND a voulu transmettre un message de confiance à l’égard des capacités de l’Algérie et de sa jeunesse. À travers son discours, il a défendu l’idée que le développement du pays repose avant tout sur la mobilisation de ses ressources humaines, la valorisation de la famille, l’éducation et l’implication des jeunes dans la construction de l’avenir national.