Un important mouvement intervient dans le corps diplomatique algérien. Les fonctions de seize ambassadeurs et de quatre consuls généraux d’Algérie à l’étranger ont pris fin, selon plusieurs décrets présidentiels publiés au Journal officiel du 9 septembre 2026.
Au total, vingt représentants diplomatiques algériens sont concernés par cette série de décisions. Le mouvement touche aussi bien des ambassades situées en Europe, en Afrique, en Amérique du Nord et en Asie que plusieurs représentations permanentes auprès d’organisations internationales.
Pour les consulats généraux, un décret présidentiel daté du 2 septembre 2026 prévoit la fin des fonctions, à compter du 9 juillet, de quatre responsables. Il s’agit de Moncef Mansri, qui exerçait à Bruxelles, en Belgique, Mohamed Zergot, en poste à Montréal, au Canada, Chaouki Chemmam, consul général à Naples, en Italie, et Abdelmadjid Amini, qui occupait cette fonction à Londres, au Royaume-Uni.
Le décret précise que ces quatre responsables sont appelés à exercer d’autres fonctions. Leurs successeurs ont, selon les informations disponibles, déjà pris leurs fonctions au cours de l’été.
Ce renouvellement concerne des postes consulaires particulièrement importants pour la représentation de l’Algérie à l’étranger, notamment en raison de la présence d’une importante communauté algérienne dans les pays concernés. Les consulats généraux jouent en effet un rôle central dans les démarches administratives des ressortissants algériens, les documents d’état civil, les affaires consulaires et les relations avec la diaspora.
Le mouvement est également important au niveau des ambassades. Trois autres décrets présidentiels mettent fin aux fonctions de seize ambassadeurs algériens, avec des situations différentes selon les diplomates concernés.
Quatre ambassadeurs sont admis à la retraite. Il s’agit d’Abdelmadjid Naâmoune, qui représentait l’Algérie à Bucarest, en Roumanie, de Larbi El Hadj Ali, en poste à Berlin, en Allemagne, de Mohamed Irki, ambassadeur à Tachkent, en Ouzbékistan, et de Fatah Mahraz, qui exerçait à Belgrade, en Serbie.
Trois autres diplomates quittent leur poste parce qu’ils sont appelés à exercer de nouvelles fonctions. Cette catégorie concerne Larbi Latroch, jusque-là ambassadeur d’Algérie à Vienne, en Autriche, Faïza Rahim, qui représentait l’Algérie à Santiago, au Chili, ainsi que Rachid Bladehane, qui occupait le poste de représentant permanent auprès de la mission permanente algérienne à Genève, en Suisse.
Les neuf autres diplomates concernés voient leurs fonctions prendre fin sans que le décret les classe parmi les diplomates admis à la retraite ou appelés à de nouvelles fonctions.
Cette liste comprend Abdelhak Aissaoui, ambassadeur à Libreville, au Gabon, Abdelkrim Beha, en poste à Amman, en Jordanie, Mahmoud Braham, ambassadeur à Manama, au Bahreïn, et Nor-Eddine Benfreha, qui représentait l’Algérie à Canberra, en Australie.
Sont également concernés Abdelmalek Tigharghar, ambassadeur à Gaborone, au Botswana, Salima Abdelhak, en poste à La Haye, aux Pays-Bas, Belkacem Zeghmati, ambassadeur à Prague, en République tchèque, Toufik Laid Koudri, représentant permanent adjoint de l’Algérie auprès de l’Organisation des Nations unies à New York, ainsi qu’Idriss Bouassila, ambassadeur d’Algérie à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
La publication de ces décrets intervient dans le cadre des règles qui encadrent la nomination et la fin de fonctions des représentants diplomatiques algériens. Les ambassadeurs et les consuls généraux sont nommés par décret présidentiel, sur proposition du ministre des Affaires étrangères.
Les changements de postes font partie du fonctionnement habituel de la diplomatie. Un ambassadeur ou un consul général exerce généralement ses fonctions pendant plusieurs années avant d’être appelé à une nouvelle mission, de changer d’affectation ou, lorsqu’il atteint l’âge requis, de faire valoir ses droits à la retraite.
La fin de fonctions d’un diplomate ne signifie donc pas nécessairement une sanction ou une difficulté particulière liée à son exercice. Les décrets distinguent d’ailleurs clairement les différentes situations : certains responsables sont retraités, d’autres sont affectés à de nouvelles fonctions tandis que d’autres voient simplement leur mission prendre fin.
Cette série de décisions représente néanmoins un mouvement conséquent au sein du réseau diplomatique algérien. Elle intervient alors que les représentations à l’étranger occupent une place importante dans la politique extérieure de l’Algérie, mais également dans la gestion des relations avec sa diaspora.
Les consulats généraux concernés, notamment ceux de Bruxelles, Montréal, Naples et Londres, figurent parmi les structures qui entretiennent des relations quotidiennes avec un nombre important de ressortissants algériens. Le renouvellement de leurs responsables intervient ainsi dans un contexte où les services consulaires constituent un enjeu majeur pour les Algériens établis à l’étranger.
Du côté diplomatique, les changements concernent plusieurs zones géographiques et différentes missions, allant des capitales européennes aux pays africains, en passant par l’Australie, l’Asie, l’Amérique latine et les représentations algériennes auprès des organisations internationales.
Avec ces vingt fins de fonctions annoncées par décret, l’Algérie procède donc à un renouvellement significatif de son dispositif de représentation extérieure. Les décisions concernent à la fois des départs à la retraite, des changements d’affectation et des fins de mission, illustrant les différentes étapes de la carrière des diplomates algériens.