Actualité algérienne – La question du déconfinement et de l’ouverture des frontières revient au coeur de l’actualité en Algérie avec le début de la vaccination anti Covid-19. Le Dr Mohamed Bekkat Berkani, membre du comité scientifique de suivi de la pandémie, s’est exprimé ce vendredi sur ces sujets.

Le ministre de la communication et porte parole du gouvernement, Ammar Belhimer a annoncé, hier jeudi que la campagne, de vaccination contre le Coronavirus débuterait dès demain samedi. Cette annonce fait ainsi revenir les questions du déconfinement et de l’ouverture des frontières au cœur de l’actualité en Algérie. Il est d’ailleurs à rappeler que les frontières du pays sont fermées depuis le mois de mars 2020, et que plusieurs wilayas sont toujours soumises à des mesures de confinement partiel dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Déconfinement et ouverture des frontières : ce qu’a dit Bekkat Berkani

Le Dr Mohamed Bekkat Berkani, membre du comité scientifique de suivi de la pandémie, a estimé ce vendredi qu’il fallait vacciner 50 à 60% des algériens avant qu’un déconfinement total soit envisagé en Algérie. « Notre objectif est d’arriver à une immunité collective en vaccinant 50 à 60% des citoyens », a-t-il déclaré sur les ondes de la radio de Sétif. « Ce n’est qu’après que nous pourrons envisager un retour à la vie normale et une levée totale du confinement », a-t-il précisé. Concernant la réouverture des frontières et la reprise des vols internationaux, le même expert a indiqué que cette option était « à écarter pour le moment ». « Ceci (la réouverture des frontières, ndlr) est à écarter pour le moment, nous devons être plus patients et arriver à une immunité collective avec la vaccination de 50 à 60% des citoyens », a déclaré le Dr Bekkat Berkani, qui précise que cette décision restait dépendante des hautes autorités du pays.

Rappelons que le même expert avait déclaré, il y a quelques jours, que le début de la campagne de vaccination devrait accélérer un retour à la normale en Algérie, avec notamment la reprise des vols internationaux. « La reprise du trafic international reste problématique. Il ne faut pas oublier que les premiers cas de contamination en Algérie sont arrivés par des émigrés. Il faut attendre quelques mois pour voir comment les choses se passent. Avec l’avènement des vaccins, c’est une affaire de quelques mois. », avait-il déclaré le 6 janvier dernier.

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