Un drame a bouleversé les employés de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle à Roissy. Hafida Drici, une salariée de 52 ans d’origine algérienne, a perdu la vie le 13 juillet 2026 dans un accident survenu sur le tarmac de l’aéroport francilien. La victime, employée par la société Samsic, a été mortellement blessée après avoir été coincée entre deux bus de transport.
L’accident s’est produit alors que Hafida Drici terminait sa journée de travail. Avant de quitter son poste, elle aurait décidé de ravitailler en carburant une navette stationnée sur la plateforme aéroportuaire. Selon plusieurs témoignages recueillis par des représentants syndicaux, elle serait descendue du véhicule pour saluer un collègue lorsqu’un autre bus aurait commencé à reculer.
D’après un représentant de la CGT cité par L’Humanité, le mouvement du bus aurait projeté Hafida contre une seconde navette située à proximité. Prise au piège entre les deux véhicules, elle n’aurait pas réussi à se dégager malgré ses efforts. Grièvement blessée, elle a été rapidement prise en charge par les secours présents sur le site de l’aéroport.
Transportée vers les urgences de l’aéroport de Roissy, la quinquagénaire n’a malheureusement pas survécu à ses blessures. Selon Le Parisien, elle est décédée dans l’ambulance alors que les secours tentaient de la sauver.
L’annonce de sa disparition a provoqué une vive émotion parmi ses collègues, ses proches ainsi qu’au sein du syndicat CGT, où Hafida Drici était engagée depuis plusieurs années. Ses camarades décrivent une femme appréciée pour sa gentillesse, son implication et ses qualités humaines.
Au-delà de l’émotion, les collègues de la victime demandent désormais que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de l’accident. Ils réclament une enquête approfondie afin d’identifier les éventuelles défaillances et de déterminer les responsabilités dans ce drame.
« Il n’y a pas de hasard, il n’y a pas de malchance quand un accident comme cela se produit », a estimé un militant syndical, appelant à analyser précisément les conditions ayant conduit à la mort de Hafida Drici. Pour les représentants du personnel, un tel accident doit entraîner des réponses concrètes afin d’éviter qu’une situation similaire ne se reproduise.
Plusieurs interrogations ont également été soulevées concernant le véhicule impliqué dans l’accident. Certains collègues évoquent notamment l’état du bus qui aurait percuté Hafida. Ian Og, chauffeur de bus et représentant syndical UNSA, affirme que le véhicule « ne devait pas être là » au moment des faits et souligne qu’il était âgé de 18 ans.
Selon lui, certaines anomalies techniques pourraient expliquer pourquoi certaines sécurités n’auraient pas fonctionné correctement, notamment concernant le système lié au frein à main. D’autres représentants syndicaux évoquent également la situation administrative du véhicule, qui aurait été retiré de la circulation administrative classique au cours de l’année, une possibilité prévue pour certaines grandes entreprises.
Ces éléments devront toutefois être confirmés ou infirmés par les investigations en cours. Pour l’heure, aucune conclusion définitive n’a été rendue sur les causes précises de l’accident.
Un hommage a été organisé par les collègues de Hafida Drici sur son lieu de travail. Plusieurs d’entre eux ont salué la mémoire d’une femme connue pour sa « grande humanité » et son comportement exemplaire au quotidien.
Selon ses dernières volontés, Hafida Drici devrait être inhumée en Algérie, son pays d’origine. Sa disparition laisse derrière elle une famille et une communauté professionnelle profondément marquées par ce tragique accident survenu au cœur de l’un des plus grands aéroports européens.