Des foyers de plusieurs communes d’Alger sont confrontés à des coupures d’eau potable en raison de factures impayées. La Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL) a engagé une opération de recouvrement visant les abonnés qui accumulent des dettes malgré plusieurs rappels et mises en demeure. L’entreprise annonce que les interventions se poursuivront dans les prochains jours.
L’opération, lancée au cours de la semaine écoulée à Alger, se distingue par le recours à des coupures dites « profondes ». Contrairement à une simple fermeture du compteur, cette intervention consiste à agir directement sur les canalisations de distribution. La remise en service nécessite alors l’intervention des équipes de la SEAAL, ce qui empêche les abonnés concernés de rétablir eux-mêmes leur alimentation en eau.
Selon les informations communiquées par l’entreprise, les coupures ciblent les clients qui n’ont pas régularisé leur situation après avoir reçu plusieurs relances et des mises en demeure. La société entend ainsi récupérer les sommes qui lui sont dues et limiter l’accumulation des créances liées à la consommation d’eau et aux services d’assainissement.
Plusieurs communes de la capitale sont concernées par cette campagne. La SEAAL prévient que d’autres abonnés pourraient subir la même mesure s’ils continuent à laisser leurs factures impayées après les avertissements reçus. Aucun calendrier détaillé des prochaines interventions n’a cependant été rendu public.
Factures impayées : la SEAAL annonce des frais supplémentaires en cas de coupure
Pour les abonnés concernés, le règlement de la dette ne constitue pas nécessairement la seule dépense à prévoir. Le rétablissement de l’alimentation après une coupure entraîne également des frais supplémentaires, qui viennent s’ajouter aux montants déjà dus. Une situation susceptible d’alourdir la facture finale des ménages qui tardent à régulariser leur dossier.
La SEAAL rappelle que le paiement des factures fait partie des obligations des abonnés pour assurer la continuité du service. La distribution d’eau potable et la prise en charge de l’assainissement reposent notamment sur le règlement des sommes facturées dans les délais prévus.
Les usagers ayant reçu des relances ou une mise en demeure sont donc invités à vérifier leur situation et à prendre contact avec l’entreprise avant que leur branchement ne soit concerné par une intervention. Pour ceux dont les impayés se sont accumulés sur plusieurs échéances, une régularisation rapide peut permettre d’éviter les complications liées à une interruption de l’alimentation.
Cette campagne de recouvrement traduit la volonté de la société publique de renforcer le suivi des créances. Elle s’inscrit dans un contexte où les impayés représentent un enjeu financier pour le fonctionnement du service public de l’eau.
Afin de faciliter le règlement des factures, plusieurs moyens de paiement sont disponibles. Les abonnés peuvent notamment se rendre dans les agences commerciales de la SEAAL pour s’acquitter des sommes dues et se renseigner sur les démarches nécessaires à la régularisation de leur situation.
Les usagers peuvent également utiliser des solutions numériques. La plateforme Fatourati permet de régler les factures en ligne, tandis que l’application mobile WAKALATI offre la possibilité d’effectuer cette démarche depuis un smartphone. Ces outils permettent aux clients de payer sans devoir systématiquement se déplacer dans une agence.
Pour les ménages confrontés à une dette importante, une autre possibilité consiste à demander un échelonnement du paiement auprès de la SEAAL. Ce dispositif permet, sous réserve d’un accord avec l’entreprise, de répartir les sommes dues sur plusieurs mensualités plutôt que de régler immédiatement la totalité des arriérés.
Les abonnés concernés ont donc intérêt à se rapprocher de la SEAAL pour connaître les modalités applicables à leur dossier. Alors que l’entreprise annonce la poursuite des coupures dans les prochains jours, le paiement des factures ou la négociation d’un échéancier peut permettre d’éviter une interruption de l’approvisionnement en eau potable et les frais associés à la remise en service.