La nouvelle obligation imposant la présence d’un extincteur à bord des véhicules suscite des difficultés chez certains automobilistes en Algérie. Alors que la mesure est désormais accompagnée de sanctions, une pénurie de ces équipements est signalée sur le marché.
Face à cette situation, le député Bachir Brahmi a saisi le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports afin de demander un report temporaire de l’application des amendes liées à l’absence d’extincteur dans les véhicules.
Dans une correspondance datée du 27 septembre 2026, le parlementaire met en avant les difficultés rencontrées par les citoyens pour se procurer un équipement conforme aux exigences réglementaires. Selon les éléments contenus dans sa demande, les extincteurs répondant aux normes requises seraient actuellement difficiles à trouver, avec une disponibilité jugée insuffisante sur les marchés.
Cette situation place certains automobilistes dans une position délicate : ils sont tenus de disposer de cet équipement, mais rencontrent parallèlement des difficultés pour l’acheter. C’est précisément sur ce point que le député demande une adaptation temporaire de l’application des sanctions.
Bachir Brahmi propose ainsi de reporter l’application des amendes jusqu’à ce que les extincteurs conformes soient disponibles en quantités suffisantes sur le marché. L’objectif serait de permettre aux automobilistes de s’équiper progressivement et de disposer des moyens nécessaires pour respecter pleinement la réglementation.
La question est devenue plus sensible depuis l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions du Code de la route. Celles-ci ont renforcé les équipements de sécurité devant obligatoirement être présents dans les véhicules, notamment l’extincteur.
Le montant de l’amende mentionné dans la correspondance est de 4 000 dinars en cas de défaut de possession de l’équipement exigé. Les nouvelles dispositions concernent également d’autres équipements de sécurité, notamment le gilet rétroréfléchissant et le triangle de signalisation de danger.
L’extincteur fait ainsi désormais partie des équipements que les automobilistes doivent prendre en compte lorsqu’ils circulent sur les routes algériennes. Cette obligation a entraîné une hausse de la demande auprès des commerçants et fournisseurs spécialisés.
Selon la demande adressée au ministre, cette augmentation de la demande aurait toutefois été accompagnée par une pénurie importante. Les automobilistes qui souhaitent se mettre en conformité peuvent ainsi rencontrer des difficultés pour trouver un modèle correspondant aux normes exigées.
Pour le député, le report temporaire des sanctions permettrait de tenir compte de cette situation particulière. Une telle mesure donnerait également davantage de temps aux marchés pour assurer un approvisionnement suffisant et aux citoyens pour acheter les équipements nécessaires.
La demande de Bachir Brahmi ne constitue toutefois pas, à ce stade, une décision de suspension des amendes. Il s’agit d’une correspondance adressée au gouvernement afin de solliciter un report de leur application en attendant une amélioration de la disponibilité des extincteurs conformes.
Les automobilistes restent donc concernés par les dispositions actuellement en vigueur, dans l’attente d’une éventuelle réponse des autorités à cette demande. Le débat porte désormais sur l’équilibre entre l’obligation de disposer de ces équipements de sécurité et leur disponibilité effective sur le marché algérien.