Voyages et immigration – La question de la reprise des vols internationaux en Algérie reste posée, alors que la fermeture des frontières du pays entame son treizième mois.

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L’Algérie a en effet fermé ses frontières le 17 mars 2020, et plus d’une année après, cette mesure reste toujours en vigueur. Les autorités du pays n’ont ainsi donné aucune date pour un début de retour à la normale concernant les voyages, alors que les membres de la diaspora algérienne multiplient les appels à l’adresse du gouvernement pour leur permettre de rentrer au pays. En plus des frontières fermées, les vols de rapatriement d’Air Algérie sont également suspendus depuis le 1er mars dernier. La compagnie nationale a d’ailleurs annoncé, il y a quelques jours, que cette suspension allait durer au moins jusqu’au 30 avril prochain.

Par ailleurs, rappelons également que l’ambassade d’Algérie en France a indiqué, il y a quelques jours, qu’elle avait suspendu l’octroi des autorisations d’entrée sur le territoire national aux ressortissants algériens. « Il a été décidé de surseoir, jusqu’à nouvel ordre, à la délivrance des autorisations d’accès exceptionnel au territoire national avec des compagnies étrangère », a expliqué ladite représentation diplomatique dans un communiqué.

Reprise des vols internationaux en Algérie : des spécialistes mettent en garde

En outre, plusieurs spécialistes ont également mis en garde contre une reprise immédiate des vols internationaux au départ et à destination de l’Algérie. C’est notamment le cas du Dr Mohamed Bekkat Berkani, membre du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie au niveau national. « Avec la situation actuelle France, en quantité, c’est-à-dire en nombre, et en qualité, en ce qui concerne le variant anglais, je pense que nous avons tout intérêt à maintenir un statut quo », avait dit le même spécialiste dans une déclaration rapportée par le site spécialisé Visa Algérie avant-hier jeudi. « Il faut bien rouvrir un jour. Nous voulons tous que le transport aérien reprenne. Mais il y a ce qu’on appelle le rapport bénéfice-risque (…). Nous devons encore patienter jusqu’à ce que les choses s’améliorent dans les autres pays », a-t-il ajouté.

Le même avis est également partagé par le Pr Ryad Mahyaoui, qui s’est exprimé hier sur les ondes de Radio Sétif. Dans ce sens, il a ainsi estimé qu’ « il n’est pas raisonnable de parler de reprise des vols internationaux alors que le monde est terrassé par une troisième vague dangereuse ».

De son côté, le Pr Salah Lelou, pneumologue à l’EHU d’Oran estime au contraire qu’il est possible d’assouplir les restrictions sur les frontières. Mettant en avant la stabilité de la situation sanitaire qui dure depuis plusieurs semaines en Algérie, il a ainsi déclaré qu’une ouverture partielle des frontières était « faisable » dans le cadre d’un protocole sanitaire strict. « On doit demander le PCR de moins de 72 heures et laisser rentrer les gens », a-t-il recommandé, en ajoutant qu’« il faut garder un contrôle strict. ». « De toute façon, il y a des gens qui rentrent dans le pays. Si vraiment il y avait quelque chose, on a eu des variants ça fait plus d’un mois et je vois que la situation reste la même pratiquement. Il n’y a pas eu une nette augmentation des cas constatés, même avec les variants britannique ou nigérian », explique le même spécialiste.

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