Des opérations de recrutement externe au titre de l’année 2026 seront prochainement lancées au niveau des communes algériennes afin de renforcer les effectifs affectés aux écoles primaires et aux restaurants scolaires. Cette opération vise notamment à répondre au manque de personnel dans les domaines de l’entretien, de la maintenance, de la restauration et des services, alors que les collectivités locales se préparent à la prochaine rentrée scolaire.
Une instruction officielle portant sur cette opération a été adressée le 10 août 2026 par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Bouâmama Belmekhfi, au wali d’Alger ainsi qu’aux walis des différentes wilayas. La correspondance, portant sur les opérations de recrutement externe au titre de l’année 2026 au profit des communes, a également été transmise aux walis délégués, aux chefs de daïra et aux présidents des assemblées populaires communales.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique visant à améliorer les services scolaires et à garantir de meilleures conditions de scolarisation aux élèves des écoles primaires. L’objectif est notamment de renforcer les moyens humains consacrés à l’entretien des établissements, au fonctionnement des restaurants scolaires ainsi qu’à la prise en charge quotidienne des différentes tâches nécessaires au bon fonctionnement des écoles.
Le nombre de postes autorisés sera fixé pour chaque commune en fonction de plusieurs critères, notamment le nombre et le type d’établissements scolaires présents sur son territoire ainsi que les effectifs déjà disponibles. Les recrutements concerneront principalement des agents contractuels affectés à des activités de conservation, d’entretien et de services.
Les présidents des assemblées populaires communales devront ainsi engager les démarches administratives nécessaires pour ouvrir les postes financiers correspondant aux besoins identifiés. Les délibérations devront préciser la nature des emplois concernés ainsi que leur mode de financement et devront être soumises aux procédures de validation auprès des services de la daïra et de la wilaya.
Pour les communes qui prendront en charge directement tout ou partie des nouveaux postes sur leur propre budget, les crédits nécessaires devront notamment permettre de couvrir au moins trois mois de salaires, correspondant aux mois d’octobre, novembre et décembre 2026. Pour les postes financés par le budget de l’État ou par le Fonds de solidarité et de garantie des collectivités locales, les crédits nécessaires seront communiqués ultérieurement aux communes concernées.
Les recrutements seront organisés dans le cadre de concours externes ouverts par décision du président de l’assemblée populaire communale. Les postes concerneront des agents contractuels travaillant à temps plein et pour une durée déterminée, renouvelable pour une année. La sélection se fera notamment sur la base d’une étude des dossiers des candidats.
Les communes seront chargées de la mise en œuvre de l’opération au niveau local. Leurs services devront assurer l’ensemble du processus, depuis l’annonce de l’ouverture des recrutements jusqu’à l’examen des candidatures, l’étude des éventuels recours et l’établissement des listes définitives des candidats retenus.
Une condition particulière a été fixée pour ces recrutements : la résidence dans la commune où se trouve le poste à pourvoir constituera un critère essentiel pour pouvoir participer à la sélection. L’objectif affiché est de favoriser le recrutement de compétences locales et de renforcer la stabilité des effectifs dans les établissements scolaires concernés.
Les candidats devront donc résider dans la commune concernée et remplir les conditions légales exigées pour le poste auquel ils souhaitent postuler. Cette disposition s’appuie notamment sur l’article 6 du décret exécutif n° 12-194 du 25 avril 2012 relatif aux modalités d’organisation et de déroulement des concours, examens et tests professionnels au sein des institutions et administrations publiques.
Les communes devront également préciser, dans les décisions d’ouverture des concours, les spécialités et les qualifications exigées pour chaque poste. Les annonces devront notamment détailler les conditions requises pour les postes d’agents professionnels de premier, deuxième et troisième niveaux. Le lieu d’affectation devra également être clairement indiqué, avec la possibilité de préciser l’école primaire ou le restaurant scolaire dans lequel le candidat retenu sera appelé à travailler.
Les inscriptions se feront au niveau des services des communes, en coordination avec les services de l’Inspection de la fonction publique afin de permettre la validation des décisions d’ouverture des concours dans les délais prévus par la réglementation. Les autorités locales devront également respecter les dispositions encadrant le recrutement des agents contractuels, notamment celles prévues par le décret présidentiel n° 07-308 du 29 septembre 2007.
Le calendrier fixé par le ministère prévoit par ailleurs un traitement rapide des candidatures. Les commissions chargées de l’étude des dossiers devront commencer leur travail dès l’ouverture des inscriptions et achever l’examen des candidatures dans les meilleurs délais. Les services locaux de la Direction générale de la fonction publique et de la réforme administrative devront être associés aux différentes étapes afin de faciliter les contrôles ultérieurs.
Les candidats retenus devront ensuite faire l’objet des procédures administratives nécessaires avant leur installation dans leurs nouveaux postes. Les instructions ministérielles fixent comme objectif une installation des agents recrutés au plus tard le 1er octobre 2026, soit au début de la nouvelle année scolaire.
En cas de désistement d’un candidat retenu, de non-présentation au poste dans les délais prévus ou de résultat défavorable à l’issue de l’enquête administrative, les listes d’attente pourront être utilisées afin de pourvoir les postes restés vacants. Les communes devront également transmettre régulièrement aux autorités compétentes des rapports faisant état de l’avancement de l’opération et des éventuelles difficultés rencontrées.
Une attention particulière sera par ailleurs accordée aux bénéficiaires de l’allocation chômage. La correspondance ministérielle demande aux communes de travailler en étroite coordination avec les agences locales de l’emploi afin que les offres de recrutement puissent atteindre directement les catégories ciblées.
Les bénéficiaires de l’allocation chômage qui remplissent les conditions légales sont ainsi particulièrement ciblés par cette opération. Les services concernés devront utiliser les moyens disponibles pour les informer des offres et favoriser leur intégration dans les postes ouverts.
Les annonces de recrutement devront être affichées pendant une période de vingt jours complets au niveau des agences de l’emploi, des agences locales compétentes et des sièges des communes, conformément aux dispositions réglementaires. L’ensemble de la procédure de sélection devra, quant à lui, être mené dans un délai maximal de 45 jours à compter de la première publication officielle de l’annonce.
Cette opération intervient alors que plusieurs communes font face à un manque de personnel dans les écoles primaires, notamment pour assurer les tâches liées à la restauration scolaire, à l’entretien des locaux, à la maintenance et à la sécurité des établissements. Le renforcement des effectifs doit permettre de réduire ces difficultés et d’assurer un meilleur fonctionnement des écoles durant l’année scolaire.
Selon des estimations avancées par des spécialistes et des observateurs du secteur de l’éducation et des collectivités locales, le nombre total de recrutements pourrait atteindre entre 20.000 et 40.000 postes à l’échelle nationale. Il s’agit toutefois d’une estimation et non d’un chiffre officiel définitif annoncé par le ministère de l’Intérieur.
La répartition des postes devrait varier fortement d’une commune à l’autre en fonction de la population, du nombre d’écoles primaires et de restaurants scolaires ainsi que des effectifs déjà disponibles. À titre indicatif, les estimations évoquent une moyenne pouvant se situer entre 10 et 30 postes par commune, avec des écarts importants selon les besoins locaux.
L’opération concerne les 1.541 communes du pays et devrait ainsi représenter une importante campagne de recrutement à l’échelle nationale. Elle intervient également à quelques semaines de la rentrée scolaire, ce qui explique la volonté des autorités de raccourcir les délais administratifs et de permettre l’installation des agents recrutés avant le début du mois d’octobre.
Au-delà de l’amélioration des conditions de fonctionnement des écoles et des restaurants scolaires, ces recrutements pourraient également offrir de nouvelles opportunités aux demandeurs d’emploi inscrits localement. La priorité accordée aux résidents des communes concernées et l’attention portée aux bénéficiaires de l’allocation chômage devraient notamment favoriser le recrutement de travailleurs issus directement des territoires où les besoins ont été identifiés.