250 milliards : la folle saisie de la Police à Alger

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Une importante opération menée par les services de la Sûreté de la wilaya d’Alger a permis de démanteler un réseau criminel organisé impliqué dans le trafic de substances psychotropes et le blanchiment de revenus issus de cette activité. Près de deux millions de capsules de prégabaline ont été saisies, en plus de plusieurs centaines de motos et de véhicules. La valeur marchande globale des biens récupérés est estimée à environ 250 milliards de centimes.

L’opération a été menée à l’issue d’une enquête qui a duré plus de quatre mois. Les investigations conduites par les services opérationnels de la Sûreté d’Alger ont permis de remonter jusqu’à une organisation criminelle active dans le trafic de psychotropes et dont les activités s’étendaient également au blanchiment des revenus générés par ce commerce illégal.

Selon les éléments communiqués par les services de sécurité, le réseau opérait avec une dimension transfrontalière. Les membres de l’organisation utilisaient notamment des activités commerciales liées à la vente de voitures et de motos pour dissimuler et réinjecter les revenus provenant de leurs activités criminelles.

Les investigations ont notamment permis de déjouer l’acheminement d’importantes quantités de prégabaline depuis une wilaya du sud-est de l’Algérie vers la capitale. Les services de sécurité ont ensuite procédé à l’interpellation de 11 personnes dans le cadre de cette affaire, dont une femme et un ressortissant de nationalité africaine.

La saisie la plus importante concerne les capsules de prégabaline. Près de deux millions de capsules ont été découvertes dans un entrepôt situé dans la périphérie d’Alger. Pour échapper aux contrôles et dissimuler la marchandise, les capsules étaient cachées à l’intérieur de bouteilles destinées au remplissage d’oxygène médical.

Ce mode de dissimulation permettait ainsi au réseau de transporter une quantité particulièrement importante de psychotropes tout en masquant leur nature. La découverte de cette cargaison a constitué l’un des principaux éléments de l’opération menée par les enquêteurs.

Mais l’enquête ne s’est pas limitée au trafic de psychotropes. Les investigations ont également permis d’identifier des biens acquis grâce aux revenus issus du blanchiment d’argent. Les services de la Sûreté d’Alger ont ainsi récupéré 636 motos appartenant à différentes catégories.

À ces deux-roues s’ajoutent 16 véhicules utilitaires et touristiques de différentes marques, catégories et dimensions. Les véhicules et les motos ont été saisis dans plusieurs wilayas, notamment à Ouargla, Touggourt et Alger, dans le cadre des investigations portant sur le blanchiment des revenus criminels.

Les enquêteurs ont également récupéré une importante somme d’argent en espèces. Le montant saisi s’élève à 6 milliards et 180 millions de centimes. Une arme à feu de calibre 12 mm a également été découverte lors de l’opération.

Au total, la valeur marchande des différents biens et produits saisis dans le cadre de cette affaire est estimée à environ 250 milliards de centimes. Ce montant prend notamment en compte la valeur des près de deux millions de capsules de prégabaline, des centaines de motos et des véhicules récupérés par les services de sécurité.

L’affaire met en évidence l’ampleur des activités du réseau ciblé par les enquêteurs, dont le fonctionnement reposait à la fois sur l’acheminement et la commercialisation illégale de psychotropes et sur la dissimulation des revenus issus de ce trafic à travers l’acquisition de biens et l’utilisation d’activités commerciales.

Après plus de quatre mois de recherches, les services opérationnels de la Sûreté de la wilaya d’Alger sont ainsi parvenus à identifier les différents éléments impliqués dans le réseau et à interrompre une opération d’acheminement d’une importante cargaison de prégabaline vers la capitale.

Les 11 personnes interpellées font désormais l’objet des procédures judiciaires prévues dans ce type d’affaire. Les saisies réalisées doivent, de leur côté, être versées au dossier de l’enquête, qui porte à la fois sur le trafic de substances psychotropes, le blanchiment des revenus criminels et les autres infractions relevées au cours des investigations.