Belgique : le chat « Robert » menacé d’expulsion vers l’Algérie

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L’affaire du chat Robert continue de susciter des réactions en Belgique. Âgé d’environ six mois et demi, l’animal se retrouve au centre d’un différend avec les autorités sanitaires belges, qui envisagent son placement en confinement, son renvoi vers l’Algérie ou, dans certaines conditions, son euthanasie. Une pétition a été lancée pour demander l’abandon de ces mesures et permettre au chat de rester auprès de sa propriétaire.

Selon les informations communiquées par les initiateurs de cette pétition, plus de 12 000 personnes l’avaient signée au moment de la publication. Les signataires demandent notamment aux autorités belges de revenir sur la décision concernant la saisie et le placement de l’animal, ainsi que sur la possibilité d’une euthanasie.

L’origine du dossier remonte à la découverte de plusieurs problèmes administratifs et sanitaires concernant Robert. D’après les éléments rapportés dans la pétition, la propriétaire avait acheté le chat sur Internet. Un vétérinaire aurait ensuite constaté que l’animal, présenté comme ayant été ramené d’Algérie, ne disposait pas initialement des documents sanitaires nécessaires, notamment d’un passeport européen, et n’était pas vacciné contre la rage.

La situation a alors été signalée à l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, l’AFSCA, l’autorité belge chargée notamment du contrôle des animaux et des questions sanitaires liées aux mouvements d’animaux.

L’administration aurait alors proposé trois possibilités à la propriétaire : maintenir le chat en confinement, procéder à son euthanasie ou organiser son renvoi vers l’Algérie. Le confinement dans un centre spécialisé représenterait, selon les informations fournies par les initiateurs de la pétition, un coût de 25 euros par jour, avec un paiement à l’avance.

Face à cette situation, la propriétaire aurait entrepris plusieurs démarches pour régulariser la situation de Robert. Les organisateurs de la pétition affirment notamment que le chat a été régularisé à ses frais au mois d’août 2026.

D’après leur récit, Robert dispose désormais d’un passeport européen belge, sa puce électronique a été enregistrée et sa vaccination contre la rage a été effectuée. La propriétaire aurait également respecté les conditions d’un confinement à domicile, qui durerait depuis environ 140 jours, avec un suivi vétérinaire régulier.

C’est précisément sur ce point que les initiateurs de la mobilisation contestent la position des autorités sanitaires. Ils estiment que les démarches effectuées depuis la découverte du problème devraient permettre de maintenir l’animal en Belgique et considèrent que les mesures envisagées sont disproportionnées au regard de son état de santé.

La question de la rage se trouve au cœur du désaccord. Les auteurs de la pétition affirment que plusieurs analyses réalisées par un laboratoire indépendant montrent que Robert ne présente pas de signe de maladie et dispose d’un niveau d’anticorps considéré comme protecteur.

Ils avancent notamment un taux supérieur à 10 UI/mL et le présentent comme largement supérieur au seuil de référence prévu par la réglementation européenne. Ces résultats constituent, selon eux, un élément important en faveur du maintien du chat auprès de sa propriétaire.

Il convient toutefois de distinguer ces affirmations des éléments officiellement communiqués par les autorités belges. Les initiateurs de la pétition contestent la nécessité du confinement en avançant notamment les résultats des analyses et l’ancienneté de la présence de l’animal en Belgique. Ils estiment qu’une éventuelle infection ancienne aurait déjà produit des conséquences graves.

Le dossier reste ainsi lié aux règles sanitaires européennes qui encadrent l’entrée et la circulation des animaux de compagnie. Ces règles imposent notamment des conditions concernant l’identification, la vaccination contre la rage et, selon le pays d’origine et la situation de l’animal, différentes garanties sanitaires.

La propriétaire se retrouve donc face à une décision qui pourrait avoir des conséquences lourdes pour Robert. Si le confinement dans un établissement spécialisé est maintenu, elle devrait assumer un coût quotidien qui peut rapidement devenir important. Les initiateurs de la pétition indiquent par ailleurs qu’une indemnité forfaitaire de 5 000 euros serait prévue en cas de défaut de paiement.

Cette situation a contribué à amplifier la mobilisation autour du jeune chat. La pétition lancée en ligne appelle les autorités belges à tenir compte des démarches déjà effectuées par la propriétaire et des documents sanitaires désormais disponibles.

Les auteurs du texte contestent également certaines informations diffusées dans la presse belge concernant l’origine de l’animal et le parcours de sa propriétaire. Ils assurent notamment que celle-ci n’est pas originaire de Mons et qu’elle ne serait pas allée chercher elle-même Robert en Algérie, contrairement à ce qui aurait été rapporté dans certains articles.

Ces éléments font partie des arguments avancés par les organisateurs de la pétition et doivent donc être distingués des éventuelles conclusions officielles de l’administration belge.

Pour l’heure, l’affaire reste donc ouverte. D’un côté, la propriétaire affirme avoir entrepris les démarches nécessaires pour mettre la situation de Robert en conformité et disposer de résultats sanitaires favorables. De l’autre, les autorités sanitaires belges maintiennent des exigences liées aux conditions d’entrée et au risque sanitaire associé aux animaux provenant de pays considérés comme présentant des contraintes particulières en matière de rage.

La mobilisation en ligne vise désormais à obtenir une nouvelle décision permettant au chat de rester en Belgique. Le sort de Robert dépendra donc de l’évolution de son dossier auprès des autorités compétentes et de la manière dont celles-ci apprécieront les documents sanitaires et les démarches effectuées depuis son arrivée.