Un vol commercial reliant Dublin à Rome a été contraint de modifier sa trajectoire jeudi matin après le déclenchement d’une alerte à la bombe. L’Airbus A320 de la compagnie irlandaise Aer Lingus, qui transportait 157 personnes, a été escorté jusqu’à la base aérienne d’Évreux, dans l’Eure, où il s’est posé sans incident. Les autorités françaises ont immédiatement engagé des opérations de vérification.
L’intervention a mobilisé les moyens militaires français. Selon l’armée de l’Air et de l’Espace, sa permanence opérationnelle a fait décoller un appareil afin d’intercepter le vol, à la suite d’une suspicion d’alerte à la bombe. L’avion commercial a ensuite été accompagné jusqu’au terrain d’Évreux, conformément aux procédures appliquées dans ce type de situation.
L’appareil, identifié comme le vol EI402, a atterri à 10 h 05, selon les données de suivi aérien de Flightradar. À bord se trouvaient 151 passagers et six membres d’équipage. Leur prise en charge a été organisée dès l’arrivée sur la base militaire.
Matignon a confirmé que toutes les personnes présentes dans l’avion avaient été mises en sécurité. Les équipes spécialisées dans la détection et le traitement des explosifs sont intervenues pour procéder aux vérifications nécessaires. À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué de conclusion sur l’origine de l’alerte ni précisé si une menace avait été effectivement identifiée.
De son côté, Aer Lingus a confirmé que son appareil avait atterri en toute sécurité. La compagnie a indiqué travailler à l’organisation du transport de ses clients vers leur destination finale, avec l’objectif de limiter autant que possible les conséquences de cet incident sur leur voyage.
Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte marqué par plusieurs signalements similaires en Europe au cours des derniers jours. Mardi, une série de vols commerciaux ont notamment été concernés par des menaces qui se sont finalement révélées infondées, selon les autorités des pays où les avions avaient atterri. Les appareils avaient alors été inspectés, sans découverte d’engin suspect.
Plusieurs vols de Ryanair figuraient parmi les avions concernés. Les alertes avaient notamment touché des liaisons entre Manchester et Murcie, Lisbonne et Rome, Dublin et Rome, ainsi que Dublin et Sofia. D’autres compagnies avaient également été confrontées à des signalements, notamment SAS sur un vol reliant Copenhague à Varsovie, LOT entre Londres-Heathrow et Varsovie, et Wizz Air sur une liaison entre Bergame et Sofia.
La veille, lundi, un autre appareil de Wizz Air avait déjà dû interrompre son trajet entre Luton, au Royaume-Uni, et Sofia, en Bulgarie. L’avion avait été dirigé vers Budapest et escorté par deux avions de chasse hongrois. Là encore, cette intervention faisait suite à une alerte qui avait nécessité des mesures de sécurité.
Pour l’heure, les autorités françaises n’ont pas établi de lien entre l’incident du vol Aer Lingus et les alertes signalées précédemment sur d’autres liaisons européennes. La répétition de ces événements conduit néanmoins les services concernés à appliquer les procédures de précaution à chaque signalement, indépendamment de son origine ou de sa crédibilité initiale.
Pour les 157 personnes à bord du vol EI402, la priorité a été d’assurer une arrivée en sécurité et de permettre aux passagers de poursuivre leur déplacement. L’enquête et les vérifications doivent désormais permettre de déterminer les circonstances exactes de cette alerte.