L’Algérie veut franchir une nouvelle étape dans le développement de son industrie automobile en renforçant la fabrication locale des composants et des pièces destinés aux véhicules produits dans le pays. Le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, a demandé d’accélérer les démarches en faveur d’une production nationale plus importante, notamment dans le domaine des composants plastiques.
Le ministre a reçu, samedi 19 septembre, au siège de son département, les représentants des entreprises algériennes agréées dans la fabrication de véhicules. La rencontre s’est déroulée en présence de cadres centraux du ministère et a été consacrée aux moyens de construire progressivement une industrie automobile davantage intégrée localement.
Les discussions ont notamment porté sur l’augmentation du taux d’intégration, le développement de la sous-traitance et l’élargissement de la base industrielle capable de fournir localement les composants et pièces nécessaires aux constructeurs automobiles implantés en Algérie.
Dans ce cadre, Farid Kourtel a donné des instructions pour accélérer la coordination entre les constructeurs et l’entreprise General Plastic Injection, plus connue sous le nom de GPI, située à Tissemsilt et relevant du groupe ACS. L’objectif fixé consiste à permettre à cette entreprise de fabriquer les composants plastiques nécessaires aux différents constructeurs automobiles.
Le dispositif repose sur une coordination directe entre les fabricants de véhicules et GPI. Les constructeurs doivent notamment fournir les moules nécessaires à la fabrication de leurs composants. Une fois ces équipements disponibles, l’entreprise spécialisée pourra lancer la production des pièces correspondant aux besoins spécifiques de chaque usine.
Cette orientation vise ainsi à développer une production locale adaptée aux différents modèles fabriqués en Algérie, plutôt que de dépendre uniquement de composants importés. Elle doit également permettre de renforcer progressivement les relations entre les constructeurs et les entreprises algériennes spécialisées dans la sous-traitance industrielle.
Lors de la réunion, les opérateurs présents ont accueilli favorablement cette démarche et se sont engagés à fournir les moules nécessaires. Cet engagement doit permettre à GPI de commencer dans les meilleurs délais la fabrication des composants plastiques destinés aux différentes unités de production concernées.
Le développement de ce type de partenariat constitue un élément important dans la construction d’une filière automobile intégrée. Au-delà de l’assemblage des véhicules, l’enjeu consiste à faire émerger autour des constructeurs un réseau d’entreprises capables de produire une partie des équipements et composants nécessaires à leur activité.
La fabrication des pièces plastiques représente notamment l’un des segments pouvant être développés à travers la sous-traitance locale. Elle nécessite cependant des équipements adaptés ainsi que des moules correspondant aux spécifications de chaque constructeur et de chaque modèle de véhicule.
Le choix de GPI, entreprise spécialisée dans l’injection plastique et implantée à Tissemsilt, s’inscrit donc dans cette volonté de mobiliser davantage les capacités industrielles existantes en Algérie. La mise à disposition des moules par les constructeurs doit permettre d’adapter la production aux besoins de leurs différentes usines.
Pour le ministère de l’Industrie, cette démarche ne se limite pas à une opération ponctuelle. Elle s’inscrit dans une stratégie visant à augmenter progressivement la part des composants fabriqués en Algérie et à développer un tissu de sous-traitants autour de l’industrie automobile.
La question du taux d’intégration occupe en effet une place centrale dans la stratégie industrielle mise en avant par les autorités. Le développement de fournisseurs locaux doit permettre de renforcer les capacités de production nationales et d’élargir progressivement le nombre d’entreprises intervenant dans la chaîne automobile.
Cette évolution concerne aussi bien les constructeurs que les entreprises algériennes susceptibles de devenir leurs fournisseurs. Elle suppose une coordination étroite afin d’identifier les composants pouvant être produits localement, de définir les besoins techniques et de mettre en place les équipements nécessaires.
Le ministre Farid Kourtel a assuré, à l’occasion de cette rencontre, que les services de son département accompagneraient le processus. Le ministère entend ainsi soutenir la mise en œuvre de cette démarche et faciliter la coordination entre les différents acteurs concernés.
L’objectif affiché par les autorités est de parvenir à une industrie automobile nationale davantage structurée, dans laquelle la production de véhicules s’accompagne du développement d’une véritable activité de fabrication de composants et de sous-traitance.
La démarche annoncée autour de GPI constitue dans ce contexte une première piste concrète concernant les composants plastiques. Les constructeurs devront fournir les moules nécessaires, tandis que l’entreprise de Tissemsilt sera chargée de produire les pièces correspondant à leurs besoins.
Pour les opérateurs automobiles concernés, le calendrier dépendra notamment de la mise à disposition de ces équipements. Les engagements pris lors de la réunion doivent néanmoins permettre d’engager rapidement les premières étapes du dispositif.
À travers cette orientation, le ministère de l’Industrie cherche donc à renforcer les liens entre les fabricants de véhicules et les entreprises industrielles algériennes. Le développement de la sous-traitance et la fabrication locale de composants sont présentés comme des leviers essentiels pour augmenter progressivement le taux d’intégration et consolider la filière automobile en Algérie.
La prochaine étape sera ainsi la concrétisation des engagements pris par les constructeurs et le lancement effectif de la production des composants plastiques par GPI. Cette démarche doit contribuer, à terme, à élargir la part des équipements fabriqués localement et à renforcer l’écosystème industriel autour de la production automobile en Algérie.